samedi 16 juin 2007

Exceldor - Les employé-es de l'usine de Saint-Damase rejettent l'offre finale et globale de l'employeur

Les 195 travailleuses et les travailleurs de l'abattoir de poulets Exceldor à Saint-Damase, en Montérégie, ont rejeté hier l'offre qualifiée de globale et finale que leur employeur leur avait soumise à la fin du mois de mai. Malgré la menace de fermeture, le rejet c'est fait dans une proportion de 56,4%.

"Notre convention collective vient à échéance en mars 2008. Pourquoi l'employeur exige-t-il dès maintenant une entente ?" se questionne Manon Poitras, la présidente du syndicat. Selon le syndicat, Exceldor vise une convention collective d'une durée de 6 ans et exige plusieurs concessions aux employé-es, notamment sur le plan des salaires qu'il veut réduire de plus de deux dollars l'heure. Actuellement, les salaires sont de 18,11 $ l'heure; ils seraient réduits à 16 $ l'heure à compter de mars 2008 et à l'échéance de la convention, en 2013, le salaire serait de 16,81 $ l'heure.

Une question de respect

Selon le syndicat, l'employeur laisse planer un doute depuis un an et demi et met les travailleuses et les travailleurs syndiqués de l'usine d'Exceldor à Saint-Damase en opposition avec ceux de son usine de Saint-Anselme. Depuis qu'Exceldor a fait l'acquisition de l'usine Volailles Grenville, il se sert aussi des travailleuses et des travailleurs de celle-ci pour faire pression sur les syndiqué-es de Saint-Damase.

Pour Ann Potvin, secrétaire de la Fédération du commerce de la CSN, la façon d'agir de l'employeur est indécente. "La situation financière de l'employeur est bonne, pourquoi tant de pression et de précipitation de sa part ?"

Le syndicat souhaite en arriver à une entente avec l'employeur mais le maintien de l'usine de Saint-Damase doit être minimalement garanti. "Nous sommes toujours ouverts à la négociation et nous souhaitons qu'Exceldor s'assoit avec nous et fasse preuve d'ouverture pour en arriver à une entente", conclut Manon Poitras.

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