Il paraît que le gouvernement du Québec jongle avec l'idée d'abolir le droit de grève dans le transport en commun. Tout ça parce que les chauffeurs de la STM ont pris un mandat de grève et que les mécanos l'ont fait l'an passé. À mon humble avis c'est une très, mais alors là très mauvaise idée.
Un droit fondamental
Qu'on le veuille ou non, le droit de grève est un droit fondamental. Les travailleurs et les travailleuses ont obtenus de haute lutte le droit de se regrouper en syndicat et de négocier collectivement leurs conditions de travail. C'est l'une des applications de la liberté d'association. Or, sans possibilité d'exercer un rapport de force, sans droit de grève, les libertés syndicales ne sont rien. D'ailleurs, le Québec et le Canada ont signés des pactes internationaux qui garantissent le droit de grève.
Abolir le droit de grève est une atteinte grave aux droits et libertés. Un geste autoritaire nous faisant reculer 50 ans en arrière. Surtout que le droit de grève est déjà sévèrement restreint par la loi des services essentiels. Actuellement, rien ne justifie une telle mesure. La réalité c'est que le militantisme syndical dans le transport en commun n'est plus que l'ombre de lui-même et que les grèves sont très rares. Par exemple, si les chauffeurs de la STM mettent leurs menaces à exécution ce serait leur premières grèves depuis 20 ans!
Une menace à la paix sociale
De plus, il est loin d'être sur que l'abolition légale du droit de grève abolirait les grèves... En effet, rien n'indique que face à des situations de négociations bloquées les syndiquées n'opteraient pas pour des grèves sauvages. C'est ce qui s'est passé à New York notamment. Là bas le droit de grève est abolit dans les transports en commun. Pourtant, les syndiqués ont fait grève en 2005. Trois jours de grève ont suffit à obtenir gain de cause. Bien sur, la grève était illégale mais elle était aussi TOTALE. Entre les petites grèves circonscrites d'aujourd'hui et le risque de la désobéissance civile, il me semble que j'y penserais à deux fois si j'étais le gouvernement...
En conclusion, je note que, pour l'instant, personne ne semble proposer rien pour remplacer le droit de grève. Il y a actuellement un équilibre dans les relations de travail dans le transport en commun. En abolissant le rapport de force des syndiqués, on rompt l'équilibre. Que faire pour le rétablir? Traditionnellement, dans les groupes où le droit de grève est abolit, ça passe par un arbitrage obligatoire et exécutoire. Sauf que, dans ce cas là, oubliez ça d'imposer des objectifs politiques comme le fait actuellement la Ville de Montréal.
mardi 27 novembre 2007
samedi 24 novembre 2007
Un autre conflit de travail en vue à la Fabrique Notre-Dame?
Reçu ce communiqué ce matin:
MONTREAL, le 24 nov. - A l'occasion de la messe spéciale de 10h ce dimanche 25 novembre à la basilique Notre-Dame, laquelle sera télédiffusée, un groupe d'employé-es tiendra un piquetage symbolique devant l'institution religieuse.
Faisant face à des négociations qui traînent en longueur, les employé-es de la basilique Notre-Dame de Montréal ont entrepris le jeudi 22 novembre, des moyens de pression afin d'exiger que leur employeur, la Fabrique de la paroisse Notre-Dame de Montréal, négocie enfin de bonne foi le renouvellement de leur convention collective.
Réunis en assemblée générale le 19 novembre dernier, les membres du Syndicat des employées et employés de la Fabrique Notre-Dame de Montréal ont en effet voté à l'unanimité le rejet des dernières offres patronales et en faveur de la mise en branle de moyens de pression.
Sans convention collective depuis près de deux ans, ils déplorent l'unilatéralisme de leur employeur à la table de négociation. La Fabrique tente d'imposer ses vues tout en faisant la sourde oreille aux demandes légitimes de ses employés. Ceux-ci ne demandent pourtant que la protection des emplois actuels et certaines améliorations à leurs conditions de travail.
De son côté, l'employeur souhaite supprimer des postes, obtenir plus de disponibilité de la part des employés et des restrictions quant à la prise de congés. De manière générale, il veut revoir à la baisse leurs conditions de travail, et ce, sans présenter aucune justification ni offrir de compensation.
Ce traitement apparaît d'autant plus injuste aux employé-es de la basilique Notre-Dame que la Fabrique vient d'accéder à la majorité des demandes de leurs consoeurs et confrères du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges (avec qui ils partagent le même employeur) au terme d'une bataille épique. Ainsi, à peine le conflit de travail au Cimetière Notre-Dame-des-Neiges terminé, lequel a duré 17 semaines, s'en dessine-t-il un nouveau à la basilique.
mercredi 21 novembre 2007
Michel Sawyer ne sollicitera pas de nouveau mandat à la présidence du SFPQ
Selon un communiqué reçu aujourd'hui, le président du SFPQ prend sa retraite après 40 ans de militantisme syndical. Il aurait le sentiment du devoir accompli et est fier d'avoir conservé pendant six ans la confiance des membres.
La FAECUM consulte ses membres sur le dégel
La Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal a consulté ses membres par voie référendaire sur le dégel des frais de scolarité (entre autre). Plus de 66% sont contre.
«Nos membres sont contre le dégel des frais de scolarité de Jean Charest. Pendant la campagne référendaire, ils se sont informés et ont conclu que cette mesure unilatérale n'améliorera pas la qualité de la formation et réduira l'accessibilité. C'est le message que les étudiants du Québec martèlent depuis juin dernier. Il faut croire que le message passe», explique Julie Bouchard, secrétaire générale de la FAECUM.
Il serait difficile, même selon des critères de politicien ou de journaliste, de contester la légitimité du résultat et son caractère représentatif. En effet, selon le communiqué de la fédération, le Référendum FAECUM 2007 s'est tenu du 29 octobre au 16 novembre dernier. Des comités partisans composés d'étudiants membres ont chacun défendu une option. Le vote s'est déroulé du 5 au 9 et du 12 au 16 novembre, dans 24 bureaux de vote répartis sur le campus. Les étudiants hors campus pouvaient s'exprimer par vote postal. En tout, près de 21 % des membres ont exercé leur droit de vote. Reste à voir, maintenant, s'ils se mobiliseront...
«Nos membres sont contre le dégel des frais de scolarité de Jean Charest. Pendant la campagne référendaire, ils se sont informés et ont conclu que cette mesure unilatérale n'améliorera pas la qualité de la formation et réduira l'accessibilité. C'est le message que les étudiants du Québec martèlent depuis juin dernier. Il faut croire que le message passe», explique Julie Bouchard, secrétaire générale de la FAECUM.
Il serait difficile, même selon des critères de politicien ou de journaliste, de contester la légitimité du résultat et son caractère représentatif. En effet, selon le communiqué de la fédération, le Référendum FAECUM 2007 s'est tenu du 29 octobre au 16 novembre dernier. Des comités partisans composés d'étudiants membres ont chacun défendu une option. Le vote s'est déroulé du 5 au 9 et du 12 au 16 novembre, dans 24 bureaux de vote répartis sur le campus. Les étudiants hors campus pouvaient s'exprimer par vote postal. En tout, près de 21 % des membres ont exercé leur droit de vote. Reste à voir, maintenant, s'ils se mobiliseront...
mardi 20 novembre 2007
Levée de cours dans les cégeps: La FECQ dénonce la mauvaise foi des administrations
Jeudi prochain, ce sera la tour du couple FECQ-FEUQ de prendre la rue. Comme c'est de coutume, des associations étudiantes membres de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) ont voté des levées de cours pour mousser la participation à la manifestation. Selon un communiqué de la FECQ, certaines administrations (qu'elle ne nomme pas) continuerait d'invoquer la loi 43 pour refuser de reconnaitre les votes. Rappelons que, la semaine dernière, une porte-parole du Conseil du trésor avait pourtant levée toute ambigüité à ce sujet. La FECQ dénonce donc les administrations en question et demande à celles-ci, ainsi qu'à la Fédération des cégeps, de cesser leurs interprétations cavalières et illégitimes de cette loi.
Le président du syndicat des cols blancs intervient au Conseil de ville
Lu dans Média Matin Québec:
Président du syndicat piqué au vif
Par RÉGYS CARON
Le président du Syndicat des fonctionnaires de la Ville de Québec, M. Jean Gagnon, s’est payé une visite éclair devant le conseil municipal, hier, pour inviter les élus à cesser de casser du sucre sur le dos des employés municipaux.
M. Gagnon dit avoir sursauté en entendant le conseiller François Picard dire que la Ville de Québec paie les deux tiers des cotisations aux régimes de retraite des employés. «Les employés seront-ils encore longtemps victimes de la campagne électorale?» a demandé M. Gagnon, qui s’est amené au micro pendant la période de questions réservée aux citoyens.
Les déficits des régimes de retraite sont payés, sauf celui de l’ancienne Ville de Québec qui est de 95 millions de dollars, a exposé M. Gagnon. À son avis, la Ville de Québec dispose d’une réserve de 30 millions et elle n’aurait qu’à emprunter le solde de 65 millions pour payer le déficit. La cotisation d’équilibre de la Ville pourrait diminuer de neuf millions à cinq millions par année, a dit M. Gagnon.
«Ils ne veulent pas le faire, parce que ça générerait des gains d’exercice qu’ils devraient partager avec nous. Je ne les veux pas, les gains d’exercice, je leur donne, a affirmé Jean Gagnon, visiblement excédé. Je suis écœuré d’entendre dire que les employés de la Ville ont fait sauter la banque. Que la Ville fasse sa job!» a-t-il fulminé.
La Ville de Québec a reçu un rapport sur l’état des régimes de retraite de ses employés, le mois dernier. Ce rapport révélait que le déficit de la caisse de retraite de l’ancienne Ville de Québec avait fondu de moitié depuis 2004, atteignant 140 millions de dollars et peut-être davantage, affirmait-on, puisque certaines hypothèses de calcul permettaient de chiffrer le déficit à 95 millions, montant avancé par M. Gagnon. Les auteurs du document recommandaient à la Ville de ne pas emprunter pour payer le déficit.
dimanche 18 novembre 2007
Et bien...
Le Centre de gestion de l'équipement roulant (CGER) a une Mention dans la catégorie "Organisme public" lors du gala des Grands Prix québécois de la qualité 2007. Cet événement vise à couronner les organisations publiques ou privées qui mettent de l'avant les meilleures pratiques de gestion dans tous les secteurs de leurs activités. Il s'agit de la plus haute distinction au Québec en matière d'amélioration continue. Rappelons que le gouvernement veut privatiser le CGER. Curieux, non?
Les travailleurs de Pétro-Canada dénoncent le lock-out imposé par l'employeur
Reçu ce communiqué hier:
COMMUNIQUÉ - MONTREAL, le 17 nov. - En réaction au lock-out imposé, aujourd'hui à 12h30, aux travailleurs de Pétro-Canada, les représentants de la section locale 175, du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP-FTQ) ont tenu à dénoncer l'entreprise. "Qu'une compagnie de cette envergure, qui a le taux de profitabilité que l'on sait, tente de nous imposer des concessions majeures, c'est tout simplement inacceptable", a déclaré Daniel Cloutier, représentant national du SCEP.
Les négociations, amorcées en décembre 2006, sont difficiles en raison d'une série de concessions exigées par Pétro-Canada. En effet, l'employeur s'attaque aux dispositions de la convention collective en matière de santé et sécurité, de droits syndicaux, d'affichages de postes et de progression. Et dernier lieu, Pétro-Canada tente d'imposer une convention collective de 6 ans, ce qui va directement à l'encontre du Programme national de l'énergie (l'entente modèle négociée dans le secteur).
"On n'a pas l'intention de se laisser faire. Pétro-Canada veut briser la solidarité de notre groupe mais en procédant comme elle le fait, c'est le résultat contraire qu'elle va avoir", a commenté Jacques Vanier, président de la section locale.
L'usine de raffinage de l'est de Montréal emploie 260 travailleurs. La convention collective est échue depuis le 1er février dernier.
jeudi 15 novembre 2007
Un conciliateur pour la STM
Lu dans Le Devoir ce matin:
Les discussions reprendront dès mardi entre le syndicat des chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro et la direction de la Société de transport de Montréal (STM).
Hier, au lendemain de l'obtention par le syndicat d'un fort mandat de grève, le ministre du Travail a nommé un conciliateur pour favoriser le déblocage du dossier. C'est donc Robert Dupuis qui sera chargé de rapprocher deux parties qui n'arrivent pas à s'entendre sur le cadre financier de la prochaine convention collective. Des séances de travail sont déjà prévues pour mardi, mercredi et jeudi prochains. Tant la STM que le syndicat se disent ouverts à la discussion mais restent campés sur leurs positions. Le syndicat n'a toutefois pas l'intention d'utiliser à court terme le mandat de grève accordé mardi par les employés. Le Conseil des services essentiels devrait par ailleurs décider aujourd'hui si les moyens de pression actuellement exercés par le syndicat nuisent à la santé ou à la sécurité du public. Le Conseil a entendu les deux parties toute la journée hier.
mercredi 14 novembre 2007
Les professeurs du Cégep du Vieux-Montréal dénoncent l'attitude de la direction
Je viens de recevoir ce communiqué via le Conseil central de Montréal de la CSN:
MONTREAL, le 14 nov. - Réunis en assemblée générale, les professeurs du Cégep du Vieux-Montréal dénoncent la façon irresponsable et irrespectueuse dont la direction a géré la situation survenue hier soir. A l'unanimité, les représentants de tous les corps d'emploi du collège avaient recommandé à la direction du cégep d'accepter le "bed-in" projeté par les étudiants dans le cadre de leurs revendications légitimes, pour éviter toute confrontation. La décision précipitée de la direction du Cégep du Vieux-Montréal de faire investir le groupe d'étudiants par l'escouade anti-émeute va à l'encontre de notre projet éducatif, qui prône une approche humaniste et citoyenne face aux enjeux sociaux.
Manifestation contre la répression du mouvement étudiant
Bonjour,
Je viens de recevoir ce communiqué. Avis aux étudiantEs montréalaisES...
Je viens de recevoir ce communiqué. Avis aux étudiantEs montréalaisES...
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Manifestation ce soir : 14 novembre 2007
Rassemblement à 22h30 au Square Berri, métro Berri
Diffuser! Diffuser! Diffuser! Diffuser! Diffuser! Diffuser!
**************La répression démesurée, voire sauvage, de la police ne doit pas abattre notre mouvement. Les administrations locales sont complices. Elles refusent de reconnaître les grèves et les activités étudiantes organisées dans nos institutions. Ne restons pas silencieux devant toute l’agressivité que déploient les autorités. Notre politique de contestation est juste et nécessaire. Soyons uni-e-s, soyons solidaires.
Ce soir, après deux jours de matraques et d’arrestations arbitraires, nous serons dans les rues de Montréal pour dénoncer l’intransigeance des administrations locales et les coups violents portés à notre liberté d’expression et d’organisation. Nous continuerons notre lutte jusqu’à ce la force brute devienne inutile.
Cette session a été difficile, mais le mouvement doit s’amplifier aujourd’hui afin de porter un assaut final au gouvernement. Il doit reculer. Plus de 58 000 étudiantes et étudiants seront en grève demain. Le momentum, c’est nous!
Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante
Intervention policière au Vieux-Montréal : Plus de cinquante étudiant-es blessés
COMMUNIQUÉ - Les forces policières de la ville de Montréal ont blessé plus de cinquante étudiant-es en grève qui tentaient d'organiser un bed-in au cégep du Vieux-Montréal. Pourtant, l'association générale des étudiants du cégep du Vieux-Montréal (AGECVM) tentait de négocier depuis un mois, avec l'appui des syndicats de l'établissement, la tenue de cet événement qui se voulait d'abord calme et festif.
Vers 21h hier soir, alors que les étudiants commençaient à peine à s'installer, l'administration a signé une entente d'éviction avec le Service de Protection de la Ville de Montréal (SPVM). Apprenant qu'ils allaient être évacués de forces, les étudiant-es se sont barricadés à l'intérieur du cégep. Vers 1h du matin, les policiers sont intervenus violemment, distribuant les coups de matraque et le poivre de Cayenne et arrêtant une bonne centaine d'étudiant-es.
L'administration du cégep, suivant en cela celle de l'UQAM, a visiblement sombré dans une dérive sécuritaire et est entièrement responsable des événements malheureux de la nuit dernière. En jouant tout de suite leur va-tout répressif au lieu de négocier sérieusement avec leurs étudiants, ces administrations font monter inutilement la tension et démontrent tout le mépris qu'elle affichent face aux revendications étudiantes.
Source: ASSÉ
Vers 21h hier soir, alors que les étudiants commençaient à peine à s'installer, l'administration a signé une entente d'éviction avec le Service de Protection de la Ville de Montréal (SPVM). Apprenant qu'ils allaient être évacués de forces, les étudiant-es se sont barricadés à l'intérieur du cégep. Vers 1h du matin, les policiers sont intervenus violemment, distribuant les coups de matraque et le poivre de Cayenne et arrêtant une bonne centaine d'étudiant-es.
L'administration du cégep, suivant en cela celle de l'UQAM, a visiblement sombré dans une dérive sécuritaire et est entièrement responsable des événements malheureux de la nuit dernière. En jouant tout de suite leur va-tout répressif au lieu de négocier sérieusement avec leurs étudiants, ces administrations font monter inutilement la tension et démontrent tout le mépris qu'elle affichent face aux revendications étudiantes.
Source: ASSÉ
mardi 13 novembre 2007
Près de 50 000 étudiantEs en grève cette semaine
97 % des chauffeurs de la STM votent pour la grève générale illimitée
Le but de l'opération est de faire revenir l'employeur à la table de négociation. «Ça fait un an que nous discutons, il est temps que ça débloque!» s'exclame Claude Benoit, président du syndicat affilié au SCFP. «Nous sommes sérieux, nous sommes prêts à augmenter la pression, mais notre objectif n'est pas de faire la grève, précise-t-il, notre objectif c'est de signer une bonne convention collective qui va protéger le pouvoir d'achat de nos membres et de leurs familles.»
Notons que les chauffeurs d'autobus et les opérateurs de métro de Montréal n'ont pas exercé leur droit de grève depuis 20 ans. Leur contrat de travail est échu depuis le 7 janvier dernier. Espérons qu'ils obtiendront plus de résultats que les syndiqués de l'entretien.
Pourquoi la répression?
Cette image, montrant des grévistes de l'UQAM en train de recevoir un cours en pleine rue Sainte-Catherine, était trop forte et sympathique. Les autorités devaient la remplacer par des images de chahut et d'accrochages avec les policiers. Voilà pourquoi la répression: pour brouiller le message et circonscrire les sympathies.
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