vendredi 31 août 2007
Les employé-es de soutien technique de l'Université Concordia votent la grève
Réunis en assemblée générale, hier soir, les employé-es de soutien technique de l'université Concordia ont octroyé un mandat de moyens de pression pouvant aller jusqu'à la grève générale illimitée à leur comité exécutif. Pour le président du syndicat (CSN), René Lalonde, il ne fait pas de doute que ses collègues se sont montrés très patients jusqu'à présent. "Nous ne pensions devoir en arriver là, déplore-t-il. Les gens sont tannés. On n'a pas eu d'augmentation de salaire depuis juin 2002 ! Nos demandes sont raisonnables si on se compare aux autres employé-es et surtout aux dirigeants de l'université", croit-il. Les employé-es sont sans contrat de travail depuis... cinq ans!
"Il ne faut pas C.D., il faut s'aider!"
"Il ne faut pas C.D., il faut s'aider!" c'est le slogan choisi par les employés de la compagnie minière QIT Fer & Titane à Havre-Saint-Pierre, qui ont voté à 100% pour la grève dès minuit ce soir. "L'enjeu de la négociation cette année est très clair. Nos membres refusent de troquer leur régime de retraite à prestations déterminées (P.D.) pour un régime à cotisations déterminées (C.D.) comme le veut Rio Tinto. Nos membres ont inscrit ce slogan sur leurs chandails afin de bien faire comprendre à leur employeur l'importance de maintenir et d'améliorer leur régime à prestations déterminées", a expliqué dans un communiqué Steeve Arsenault, président de la section locale 4466 du Syndicat des Métallos (FTQ).
Mémoire de classe
L'enjeu de la lutte porte en effet sur la nature du régime de retraite. Même si les syndiqués ont fait de l'amélioration de leur régime de retraite existant leur priorité, la compagnie maintient sa décision d'imposer un régime à cotisations déterminées pour les nouveaux travailleurs ce qui aurait pour effet de créer deux classes de syndiqués.
"Notre régime de retraite est l'un des meilleurs au Québec. C'est notre trésor. Nos prédécesseurs se sont battus en 1966 pour l'obtenir. Ils ont été en grève pendant trois mois et ils ne l'ont obtenu que lors de la négociation de la convention collective en 1969. Le sacrifice qu'ils ont fait n'aura pas été vain pour les générations suivantes. Et nous, on se bat aussi pour les générations futures. Nous voulons qu'un jour nos enfants puissent profiter comme nous des avantages d'une bonne retraite", a expliqué Steeve Arsenault.
Selon le syndicat, d'autres enjeux sont également sur la table dont les augmentations salariales, la durée de sept ans exigée par l'employeur et quelques clauses à incidence non monétaire. Cette mine d'ilménite a été mise en opération en 1950. Le syndicat compte 220 membres.
Le jour du blogue!
La Fabrique: C'est le blogue de Bernard sur takefu (j'aurais pu tous les mettre mais c'est la plûme de Bernard que je préfère). Takefu c'est un peu ce qu'il reste d'une gang d'amis et de connaissance aujourd'hui dispersé aux quatre vents (en fait, grosso-modo des deux bords de la 20). C'est par takefu que j'ai connu le phénomène des blogues. J'avoue que je n'y vais plus aussi souvent qu'avant, mais bon.
Threewayfight: C'est un blogue américain, donc en anglais. C'est mis en ligne par des anars et des marxistes libertaires de Chicago (me semble que c'est ça). J'aime bien leur perspective, c'est, comment dire, challenging. Mais eux non plus, je ne les lit plus souvent. Dans le lot --ou plutôt proche d'eux-- il y a aussi The Sojourner Truth Organization: Notes Toward a History un blogue mis en ligne par Mike, de Chicago, qui traite de ses recherche sur une petite organisation marxiste américaine et de son influence sur la gauche libertaire (encore du food for taught).
Le Blog des Communistes libertaires de Seine-Saint-Denis: C'est le blogue d'un groupe local d'Alternative libertaire en banlieue de Paris. Pas mis à jour très souvent mais toujours intéressant. L'un des groupes dont je suis le plus proche politiquement. Ce fut l'une des inspirations de Voix de faits.
Le blogue de Steve Proux: Après takefu, ce fut l'un des premiers blogues que je me suis mis à fréquenter assidument. J'aime sa plûme et son champ d'expertise --les médias-- me fascine. Malheureusement, il n'y a pas de fil RSS et depuis qu'il s'est joint à Blogueur Anonyme, il poste moins alors j'y vais moins régulièrement.
L'Off Mère Indigne: J'étais un fan fini de Mère Indigne alors je déguste chacun de ses (trop) rare post (elle, elle a un fil RSS, une chance!). Ça me rejoint dans ma vie de parent, que voulez-vous...
Forêt boréale: la CSN invite les représentants de Greenpeace à s’expliquer
« Les travailleuses et les travailleurs que nous représentons sont extrêmement préoccupés. Ils ont des questions à poser à Greenpeace et nous espérons beaucoup que la représentante du groupe environnemental accepte l’invitation », a déclaré Sylvain Parent, le président de la fédération de la CSN.
Selon la fédération, qui représente 13 000 syndiqué-es, les premières questions qui brûlent les lèvres des travailleurs et des travailleuses sont : Pourquoi un tel rapport, maintenant ? Qui n’a pas fait ce qu’il avait à faire ? Greenpeace a-t-il pris en considération les emplois qui devront être sacrifiés en lançant son boycott ? Pourquoi prendre les travailleurs en otage alors qu’ils n’ont rien à voir avec l’état de situation appréhendé par Greenpeace ?
L'organisation syndicale est également d'avis que le ministre des Ressources naturelles est bien silencieux depuis la parution du rapport de Greenpeace. Selon M. Parent, le ministre doit intervenir de façon beaucoup plus dynamique dans le dossier et préciser clairement ce qu’il entend faire pour rassurer les travailleurs à l’égard de leur emploi, mais aussi à l’égard de la gestion durable qu’il fait de la forêt québécoise. C'est pourquoi lui aussi a été invité à la rencontre extraordinaire qui se tiendra bientôt au Saguenay Lac-Saint-Jean.
jeudi 30 août 2007
Incidents policiers de Montebello : La FTQ et le SCEP réclament une enquête judiciaire indépendante
COMMUNIQUÉ - Montréal, jeudi 30 août 2007. – Le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), M. Henri Massé, le président national du Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP), M. Dave Coles, le secrétaire trésorier national du SCEP, M. Gaétan Ménard, et Michel Ouimet, vice-président exécutif pour le Québec du SCEP, réclament, dans une lettre adressée au premier ministre Stephen Harper aujourd’hui, une enquête judiciaire sur la conduite de la police et des services de sécurité à Montebello le 20 août 2007. Un sérieux questionnement et des réponses claires
« Nous nous doutons bien que des policiers se mêlent à nos manifestations à l’occasion mais que des policiers déguisés en militants radicaux posent des gestes illégaux pour faire déraper délibérément une manifestation pacifique et provoquer un assaut des forces de l’ordre, ça mérite un sérieux questionnement et des réponses claires », a déclaré le président de la FTQ, Henri Massé.
Atteinte à des droits fondamentaux
« Nous voulons notamment connaître le degré de concertation des différents corps policiers et des services de sécurité dans cette opération ratée qui contrevient aux droits fondamen–taux à la liberté d’expression et de manifestation contre des politiques gouvernementales.
« Nous croyons que seul un commissaire enquêteur nommé en vertu de la Loi sur les enquêtes peut faire toute la lumière sur ces événements et apporter des réponses aux nombreuses questions qui demeurent, malgré les admissions tardives et plutôt timides des forces de l’ordre », a indiqué pour sa part Dave Coles, président national du SCEP.
Jusqu’à quel point le cabinet Harper était-il impliqué?
Au nombre des questions soulevées dans la lettre adressée au premier ministre Harper, les syndicalistes demandent qui était responsable de la planification et de la coordination des événements à Montebello et jusqu’à quel point le cabinet du premier ministre et/ou le ministère de la Sécurité publique du Canada étaient impliqués dans les instructions données quant aux opérations d’infiltration policière à Montebello.
Un commissaire enquêteur indépendant
« Les principes en cause dans cette opération sont si fondamentaux qu’on ne peut se satisfaire des explications des forces de l’ordre ou de l’acte de foi répété hier par le ministre Jacques Dupuis à l’endroit de la Sûreté du Québec.
« Il en va de la crédibilité non seulement des forces de l’ordre mais également de celle des responsables politiques que toute la lumière soit faite sur ces événements par un commissaire enquêteur indépendant », ont conclu MM. Coles et Massé.
Source: FTQ
mardi 28 août 2007
Montebello : à la SQ de s'expliquer
Selon la Presse Canadienne, le premier ministre Jean Charest rejette la demande des syndicats d'une enquête judiciaire indépendante sur la conduite de la SQ au Sommet de Montebello. Il aurait déclaré en conférence de presse: « On laisse à la SQ (le soin) de répondre de ses actes, a déclaré mardi le premier ministre Jean Charest lors d'une conférence de presse. Lorsqu'il y a ce genre d'événements, elle doit assurer la sécurité du public. C'est à eux de répondre de leurs décisions et des méthodes employées. On verra par la suite. » (Source).
J'en profite pour signaler la publication, sur La Tribu du Verbe, d'un excellent essai sur la demande d'enquête publique et la présence d'agents provocateurs dans les manifestations ces dernières années. C'est un peu long, mais ça vaut le coup. À lire: Agents provocateurs dans les manifestations: Quand le mythe devient réalité.
J'en profite pour signaler la publication, sur La Tribu du Verbe, d'un excellent essai sur la demande d'enquête publique et la présence d'agents provocateurs dans les manifestations ces dernières années. C'est un peu long, mais ça vaut le coup. À lire: Agents provocateurs dans les manifestations: Quand le mythe devient réalité.
Cimetière Notre-Dame-des-Neiges - Ultimatum du Ministre
Le syndicat tient à indiquer que, s’il n’en tient qu’à lui, les jours qui viennent seront, comme prévu, consacrés à des négociations soutenues. Par contre, les syndiqué-es craignent l'impact de l'ultimatum sur l'attitude des patrons qui pourraient être tentés de tout simplement attendre l'intervention gouvernementale. « Nous souhaitons que l’intervention du ministre, ce matin, n’aie pas d’incidence négative sur le comportement de la partie patronale et que les échanges qui avaient pris une tournure positive demeurent sur leurs rails. De notre côté, nous continuerons à nous investir dans le processus de négociation et nous allons tout faire pour en arriver à conclure une entente satisfaisante », indique Daniel Maillet, président du syndicat.
Pour sa part, la présidente de la CSN s’interroge sur l’utilité de l’intervention gouvernementale, particulièrement au moment où les perspectives de déblocage n’ont jamais été aussi encourageantes. « Je crains que cette intervention ne mêle les cartes plutôt que de permettre une conclusion acceptable pour les travailleurs et un dénouement rapide du conflit tant souhaité par les familles des défunts. » Madame Carbonneau estime que les parties avaient bien compris le message des parents des défunts et qu’elles mettaient déjà tout en œuvre pour accélérer le processus de négociation.
Cette intervention gouvernementale illustre une fois de plus la pente autoritaire que prennent les négociations collectives au Québec. L'éditorialiste de La Presse est même d'avis qu'on devrait inscrire les cimetières dans... les services essentiels. Un moment donné, ça deviens pas un peu ridicule tout ce cirque? C'est quoi l'affaire, patrons, politiciens et éditorialistes ne seront satisfaits que lorsque tous les syndiqués de la province seront livrés pieds et poings liés aux "forces du marché"? Il faut croire que le néolibéralisme a transformé l'économie en immense bagne carburant au travail forcé.
Rappelons, au passage, que le conflit a été provoqué par la partie patronale qui a décrété un lock-out.
Nouvel appui pour les lockoutés du Journal de Québec
Le président du syndicat des employés de TVA-Montréal, Jean Chabot, fait remarquer que le lock-out au Journal de Québec va au-delà du simple conflit de travail. "Au Journal de Québec, il y a des enjeux qui dépassent les enjeux habituels de négociation, a-t-il fait remarquer. Par ses demandes exagérées, l'employeur s'attaque à la question de la qualité de l'information et de la diversité des voix. Les entreprises de presse ont des responsabilités particulières dans notre société. La qualité de l'information, a poursuivi Jean Chabot, c'est aussi la qualité de notre vie démocratique. C'est pourquoi les enjeux en cause dans le conflit au Journal de Québec sont importants pour toute la population."
En plus d'appartenir au même groupe de presse, les deux groupes de syndiqué-es sont également membres du même syndicat (SCFP). La solidarité envers les lockoutés du Journal de Québec dépasse toutefois largement les frontières d'appartenances syndicales. Le SCFP précise qu'au cours de l'été, d'autres groupes syndiqués ont aussi signifié leur soutien aux lockouté-es du Journal de Québec. C'est le cas du syndicat SCFP des employés de Radio-Nord (TVA-CHOT Gatineau) et du syndicat du Journal de Montréal (CSN) qui ont convenu d'aide récurrente à l'endroit des syndiqués du Journal de Québec. Plusieurs autres appuis financiers ont aussi eu lieu, comme un prêt sans intérêts de 750 000 $ du syndicat des Métallos (FTQ) en juillet ou encore la CSQ qui a recueilli 25 000 $ lors de son congrès en juin. Et ça ne fait que commencer, à la rentrée la direction du SCFP a promis de lancer "un appel officiel de soutien financier général et massif"" auprès de ces 500 000 membres.
Notons finalement que la publication du Média Matin Québec se poursuit. Selon des sources internes, le journal serait sur le point de s'autofinancer grace à la publicité. Effectivement, depuis quelques semaines, le journal doit régulièrement augmenter son nombre de pages pour faire de la place à la pub.
Grève en vue aux aéroports Montréal-Trudeau et Mirabel
(via Solidarité ouvrière)
Grève en vue aux aéroports Montréal-Trudeau et Mirabel
Les cols bleus des aéroports Montréal-Trudeau et Mirabel pourraient déclencher une grève en novembre. Certains moyens de pression ont déjà cours dans l’espoir de faire débloquer les négociations en vue du renouvellement de la convention collective de 280 syndiqués, affiliés à la Centrale des syndicats démocratiques. Samedi, une centaine d’entre eux ont manifesté en marge des célébrations entourant le 15e anniversaire de l’Aéroport de Montréal.
Sans contrat de travail depuis deux ans et demi, ces 280 cols bleus sont principalement assignés au déblaiement de la neige en hiver et à l’entretien des pistes en été. Certains sont aussi plombiers ou électriciens.
Les principaux points en litige concernent le régime de retraite, la sous-traitance et les salaires.
Info 690, 27 août 2007
lundi 27 août 2007
Le syndicat n'a rien à voir dans la pénurie d'autobus à la STM
C'est que depuis ce matin, les chauffeurs d’autobus, opérateurs de métro et changeurs de la Société de transport de Montréal (STM) ne portent plus leur uniforme ce qui pouvait porter à confusion pour certains esprits chagrins... En négociation pour le renouvellement de leur convention collective, les syndiqués travaillent en chandail et arborent un macaron en guise d’appui à leur comité négociateur.
Rappelons que la convention collective des chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro est échue depuis le 7 janvier 2007. Les négociations en vue de son renouvellement ont débuté à l’automne 2006.
À signaler - Entrevue avec Michel Sawyer
Pierre Dubuc, l'éditeur de L'Aut'Journal, a profité du Forum social québécois pour réaliser une entrevue avec Michel Sawyer, le président du Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ). On y apprend, entre autre, que le syndicaliste rêve pour 2010 d'un front commun syndical unique comme en 1972.
Michel Sawyer rêve pour 2010 d’un front commun sur le modèle de 1972
26 août 2007
Pierre DubucNous avons rencontré Michel Sawyer, le président du Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), entre deux activités du Forum social qui s’est tenu à Montréal à la fin du mois d’août. « Je trouve que ça fait du bien que de se retrouver ensemble les organisations syndicales et les groupes communautaires. Il n’existe plus de réseaux communs. C’est déplorable », nous confie-t-il.
C’est de cette unité essentielle, bien sûr syndicale/communautaire, mais d’abord et avant tout syndicale dont il nous a surtout entretenu. Michel n’a toujours pas dirigé la loi 142 et le mépris de la ministre Monique Jérôme-Forget à l’égard des employés de l’État lors des dernières négociations.
Lire la suite...
vendredi 24 août 2007
Moyens de pression aux Aéroports de Montréal
Il y aura une manif syndicale demain, en marge des célébration du 15ème anniversaire d'Aéroports de Montréal. "Ceci n'est que la première d'une série d'actions envisagée par les membres cols bleus du syndicat des aéroports (CSD). A compter d'aujourd'hui, nous allons être partout. Les voyageurs à l'aéroport Montréal-Trudeau ainsi que les transporteurs de cargo qui transitent par l'aéroport de Mirabel devraient penser à prévoir d'autres moyens de déplacement. Ces aéroports pourraient être touchés par des arrêts de travail très bientôt...", affirme le président du syndicat, Richard Archambault.
Provocateurs à la Sûreté du Québec: Il faut une enquête judiciaire indépendante selon le SCEP et le SCFP
Deux des plus importants syndicats canadiens, le SCFP et le SCEP, ont demandé aujourd'hui une enquête judiciaire indépendante sur la conduite de la Sûreté du Québec à Montebello.
Alors que la Sûreté du Québec a été forcée d'avouer jeudi que les trois provocateurs violents photographiés, filmés et « arrêtés » à Montebello étaient de ses propres agents, les autorités politiques et policières sont maintenant incapables d'expliquer ce qui s'est passé. Stockwell Day et Jacques Dupuis se renvoient la balle. Assez tergiversé : les syndicats exigent des réponses immédiates et réclame une enquête publique.
Rappelons que la SQ a nié au départ qu'il s'agissait de ses agents, puis nie maintenant qu'ils ont commis des actes criminels, malgré des preuves laissant envisager le contraire. La vidéo Stop SPP Protest, disponible sur ce blogue, ainsi que plusieurs photos démontrent clairement qu'au moins un des agents tenait une roche en main comme une arme et a refusé de la déposer. Il a également violemment bousculé Dave Coles, président du SCEP, en plus de l'invectiver. Des témoins sur place auraient affirmé que les policiers les ont incités à l'émeute.
Pour les syndicats, les questions fusent alors de toutes parts : pourquoi la SQ tente de camoufler ces comportements apparemment criminels? Quels étaient les ordres de ces trois agents? Etait-ce une mission de provocation faisait partie du plan opérationnel du sommet? Bref, qui savait quoi?
« Il est odieux qu’une force policière du Canada croie avoir le droit d’infiltrer des manifestations pacifiques de pareille manière, mais ce qui importe, c’est de savoir qui lui a ordonné de le faire », a déclaré Dave Coles, président du Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier.
Comme le SCFP, Davec Coles, l’homme qui a « démasqué » les provocateurs policiers à Montebello, dit qu’il y a lieu de mener une enquête judiciaire indépendante sur la conduite des forces de sécurité et sur les politiciens responsables.
« Le fait est que les trois policiers en question ont compromis la sécurité de toutes les personnes qui ont participé à la manifestation, sans compter la sécurité du premier ministre Harper et des présidents Bush et Calderone, en tentant d’inciter à la violence pendant le sommet.
« La Sûreté du Québec ne peut pas nier que ses agents étaient masqués et armés de roches et qu’ils m’ont agressé ainsi que des membres de ma famille et d’autres manifestants », a indiqué M. Coles.
« Nous savons tous que les agents et les sergents de la Sûreté du Québec ne prennent pas seuls des décisions de ce genre. Le public canadien doit savoir qui leur a ordonné d’agir ainsi. ».
M. Coles a qualifié de lâche et d’irresponsable le déni de responsabilité du ministre de la Sécurité publique Stockwell Day à l’égard de l’incident.
« Stockwell Day était-il responsable de la sécurité à Montebello? S’il l’était, il devrait assumer la responsabilité de ce qui s’est passé. S’il ne l’était pas, franchement, il devrait démissionner. Le fait qu’il tente de jeter la pierre aux trois policiers en référant le dossier aux processus de plainte des corps policiers, est un acte lâche qui serait risible s’il n’était pas si irresponsable. »
(d'après SCFP et SCEP)
Rappelons que la SQ a nié au départ qu'il s'agissait de ses agents, puis nie maintenant qu'ils ont commis des actes criminels, malgré des preuves laissant envisager le contraire. La vidéo Stop SPP Protest, disponible sur ce blogue, ainsi que plusieurs photos démontrent clairement qu'au moins un des agents tenait une roche en main comme une arme et a refusé de la déposer. Il a également violemment bousculé Dave Coles, président du SCEP, en plus de l'invectiver. Des témoins sur place auraient affirmé que les policiers les ont incités à l'émeute.
Pour les syndicats, les questions fusent alors de toutes parts : pourquoi la SQ tente de camoufler ces comportements apparemment criminels? Quels étaient les ordres de ces trois agents? Etait-ce une mission de provocation faisait partie du plan opérationnel du sommet? Bref, qui savait quoi?
« Il est odieux qu’une force policière du Canada croie avoir le droit d’infiltrer des manifestations pacifiques de pareille manière, mais ce qui importe, c’est de savoir qui lui a ordonné de le faire », a déclaré Dave Coles, président du Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier.
Comme le SCFP, Davec Coles, l’homme qui a « démasqué » les provocateurs policiers à Montebello, dit qu’il y a lieu de mener une enquête judiciaire indépendante sur la conduite des forces de sécurité et sur les politiciens responsables.
« Le fait est que les trois policiers en question ont compromis la sécurité de toutes les personnes qui ont participé à la manifestation, sans compter la sécurité du premier ministre Harper et des présidents Bush et Calderone, en tentant d’inciter à la violence pendant le sommet.
« La Sûreté du Québec ne peut pas nier que ses agents étaient masqués et armés de roches et qu’ils m’ont agressé ainsi que des membres de ma famille et d’autres manifestants », a indiqué M. Coles.
« Nous savons tous que les agents et les sergents de la Sûreté du Québec ne prennent pas seuls des décisions de ce genre. Le public canadien doit savoir qui leur a ordonné d’agir ainsi. ».
M. Coles a qualifié de lâche et d’irresponsable le déni de responsabilité du ministre de la Sécurité publique Stockwell Day à l’égard de l’incident.
« Stockwell Day était-il responsable de la sécurité à Montebello? S’il l’était, il devrait assumer la responsabilité de ce qui s’est passé. S’il ne l’était pas, franchement, il devrait démissionner. Le fait qu’il tente de jeter la pierre aux trois policiers en référant le dossier aux processus de plainte des corps policiers, est un acte lâche qui serait risible s’il n’était pas si irresponsable. »
(d'après SCFP et SCEP)
La CRT émet des ordonnances contre quatre personnes utilisées comme scabs par le Journal de Québec
(via le SCFP)
(SCFP et MMQ) En toute fin d’après-midi jeudi, la Commission des relations du travail du Québec (CRT) a émis des ordonnances établissant que Quebecor/Sun Media a recouru aux services de quatre «scabs» au Journal de Québec, contrevenant ainsi aux dispositions du Code du travail. L’ordonnance de la CRT établit que Dominique Turcotte, directrice adjointe de la promotion, deux messagers, Patrick Daigle et David Gaudreault et Mathieu Roy qui signait des chroniques dans la section sportive du quotidien ont travaillé illégalement à la publication du Journal.
Me Yves Morin, procureur syndical, explique qu’«avant les auditions à la Commission des relations du travail du Québec (CRT), Quebecor et les syndicats de l’Imprimerie, des Bureaux et de la Rédaction du Journal de Québec en sont arrivés à une entente concernant les scabs. Les ordonnances émises par la CRT sont le résultat d’une entente entre les parties.»
Denis Bolduc, porte-parole des syndicats de l’imprimerie, des bureaux et de la rédaction, a réagi en déclarant que «Quebecor a triché en ayant recours à ces personnes» pour poursuivre la publication du son journal malgré l’absence de ses 252 employés. Du même souffle, il a de nouveau invité la partie patronale à revenir à la table de négociation, «seul endroit où ce conflit peut se régler».
«Ils ont triché, a ajouté Denis Bolduc, le porte-parole de 252 employés en conflit. En relations de travail, il est extrêmement difficile de prendre l’employeur en défaut sur la loi anti-scab. Aujourd’hui, ce n’est pas un, ni deux, ni même trois, mais quatre scabs qui ont formellement été identifiés comme tels. C’est une grande victoire pour nous, a-t-il poursuivi, je dirais même que c’est un exploit.»
Par ailleurs, les syndicats ont accepté les explications fournies par l’employeur en ce qui concernait MM Jacques Trudel, directeur des ventes locales et régionales, et Sylvain Roy, qui travaille à l’implantation d’un système à la photolithographie. Suite aux arguments de Quebecor, les syndicats ont laissé tomber les plaintes déposées contre ces deux hommes devant la CRT.
mercredi 22 août 2007
Dépôt d'une requête en accréditation à l'Université du Québec à Rimouski (UQAR)
L'Alliance de la fonction publique vient de déposer une requête en accréditation à l'Université du Québec à Rimouski (UQAR) pour représenter les employés-étudiants. L'AFPC poursuit donc sa campagne de syndicalisation dans les universités québécoises. Le syndicat représente déjà 10 000 étudiants auxiliaires de recherche et d'enseignement à l'Université du Québec à Montréal, à l'Université Concordia, à l'Université Laval, à l'Université de Montréal ainsi qu'à l'Université du Québec en Outaouais.
Une note pour les camarades à l'organisation de l'Alliance : il serait temps de changer de cassette! À ma connaissance, ça fait trois fois que vous utilisez exactement le même canevas de communiqué pour annoncer la syndicalisation d'une université. Un jour, quelqu'un va s'en rendre compte! À part à l'UQO, ça se ressemble pas mal à Laval, à l'UdeM et maintenant à l'UQAR. Un peu de créativité que diable! ;-)
Une note pour les camarades à l'organisation de l'Alliance : il serait temps de changer de cassette! À ma connaissance, ça fait trois fois que vous utilisez exactement le même canevas de communiqué pour annoncer la syndicalisation d'une université. Un jour, quelqu'un va s'en rendre compte! À part à l'UQO, ça se ressemble pas mal à Laval, à l'UdeM et maintenant à l'UQAR. Un peu de créativité que diable! ;-)
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