Michel Sawyer rêve pour 2010 d’un front commun sur le modèle de 1972
26 août 2007
Pierre DubucNous avons rencontré Michel Sawyer, le président du Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), entre deux activités du Forum social qui s’est tenu à Montréal à la fin du mois d’août. « Je trouve que ça fait du bien que de se retrouver ensemble les organisations syndicales et les groupes communautaires. Il n’existe plus de réseaux communs. C’est déplorable », nous confie-t-il.
C’est de cette unité essentielle, bien sûr syndicale/communautaire, mais d’abord et avant tout syndicale dont il nous a surtout entretenu. Michel n’a toujours pas dirigé la loi 142 et le mépris de la ministre Monique Jérôme-Forget à l’égard des employés de l’État lors des dernières négociations.
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lundi 27 août 2007
À signaler - Entrevue avec Michel Sawyer
Pierre Dubuc, l'éditeur de L'Aut'Journal, a profité du Forum social québécois pour réaliser une entrevue avec Michel Sawyer, le président du Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ). On y apprend, entre autre, que le syndicaliste rêve pour 2010 d'un front commun syndical unique comme en 1972.
jeudi 28 juin 2007
À signaler - Une excellente revue
Je n'aurais jamais pensé écrire ça un jour, mais le numéro 18 de la revue de la Confédération des syndicats nationaux est excellent et donnent à rêver à ce que pourrait ressembler une authentique presse de gauche qui aurait rompu avec l'artisanat et la stricte propagande militante. C'est dans ce temps là qu'on s'ennuie de Recto-Verso...
Au sommaire, on compte un bon dossier (8 pages) sur les transports. Tout y passe : préoccupations environnementales, syndicales et sociales. Sans non plus tomber dans le mielleux. On donne la parole à plusieurs intervenant-es progressistes qui ne sont pas nécessairement exactement sur la même longueur d'onde que la CSN. On n'escamote pas, par exemple, le scepticisme des dirigeants syndicaux face aux projets de tramways (j'y reviendrai).
Également à noter, un reportage que seul pouvait commander la CSN sur la vie à l'usine d'Olymel de Vallée-Jonction après le coup de force de l'hiver dernier. Qui d'autre, d'ailleurs, aurait osé faire sa 'une' avec un ouvrier dont le tablier est maculé de sang, sur le point de découper une carcasse de porc? Le regard de cet homme en tout cas donne tout son sens au titre, "temps durs pour les travailleurs" (cliquez ici pour télécharger la une en grandeur réelle).
Il y a quelques années, quand la direction de la CSN a abandonné Nouvelles CSN, qui était publié aux deux semaines, en faveur d'un magasine ne sortant que quatre fois par année, j'étais sceptique. D'autant plus que l'idée de faire de plus en plus appel à "l'externe" n'allait pas de soi. Tout compte fait, l'utilisation abondante de ressources externes (pigistes) à tous les niveaux fut une idée judicieuse. Ça y est pour beaucoup, en tout cas, dans le caractère professionnel de la chose.
Seul commentaire négatif : les photos sont en général bonnes mais elles sont trop petites. Mettez en moins mais mettez les plus grosses ! Autrement, mon seul regret est de savoir que si peu de gens y auront accès.
Perspective CSN est intégralement disponible sur le web en format pdf. On peut télécharger toute la revue (27 Mo) ou consulter le sommaire HTML et télécharger la revue en pièce détachée (article par article).
jeudi 18 janvier 2007
Oaxaca - La CSQ et la FNEEQ-CSN interviennent en faveur du respect des droits de l’homme
Reçu ce communiqué ce matin:
La CSQ et la FNEEQ-CSN interviennent en faveur du respect des droits de l’homme
La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) profitent du passage à Montréal de deux représentantes du Syndicat national des travailleurs de l’éducation du Mexique – section 22 (SNTE) pour renouveler leur appui à la lutte syndicale et populaire qui est en cours à Oaxaca au Mexique afin d’améliorer les conditions d’enseignement dans ce coin du monde.
Le secrétaire-trésorier de la CSQ, M. Alain Pélissier, et le président de la FNEEQ, M. Ronald Cameron, ont tenu une conférence de presse en compagnie de M. Enrique Rueda, de Mme Raquel Eufemia Cruz Manzano, enseignante dans l’État d’Oaxaca au Mexique, respectivement secrétaire général et secrétaire aux affaires syndicales de la section 22 du Syndicat de l’enseignement SNTE, et de Mme Georgina Tecla Yalin, représentante de la coordination mexicaine de la Coalition trinationale en défense de l’éducation publique.
Il faut rappeler qu’au mois de mai 2006, la section 22 du SNTE a établi un campement dans le centre historique de la ville d’Oaxaca, au sud-ouest du Mexique, pour faire entendre ses revendications au gouverneur Ulises Ruiz. Les demandes des enseignantes et des enseignants consistaient en une augmentation de salaire, plus de ressources matérielles et financières, ainsi que le refus de la réforme de l’éducation. Il faut préciser que les salaires des enseignantes et des enseignants de cette région comptent parmi les plus bas au Mexique.
Intervention d’une brigade enseignante internationale
En peu de temps, la lutte syndicale enseignante a été rejointe par l’Assemblée populaire des peuples d’Oaxaca (APPO) qui regroupe des organisations sociales, des ouvrières et des ouvriers, des paysannes et des paysans. L’APPO représente les citoyens les plus pauvres de cette région du Mexique qui vivent avec moins de trois dollars par jour. La grève s’est rapidement transformée en soulèvement dont la revendication principale consistait en la démission du gouverneur Ruiz. Pour leur part, les autorités locales et fédérales mexicaines ont réagi au soulèvement populaire par une démonstration de force. Au cours de l’été, plusieurs affrontements ont eu lieu entre les grévistes et les forces de l’ordre, entraînant l’incarcération de militantes et de militants politiques et causant la mort de dizaines de personnes, dont plusieurs enseignants.
Au mois de décembre dernier, des représentants de la CSQ et de la FNEEQ ont fait partie d’une brigade enseignante internationale pour participer au Forum international des enseignantes et des enseignants en solidarité avec le peuple d’Oaxaca. Cette brigade regroupait des organisations syndicales canadiennes et latino-américaines.
Messages au président du Mexique
La CSQ et la FNEEQ soulignent donc qu’elles suivent de près la situation à Oaxaca au Mexique et tiennent à attirer l’attention de la population sur les conditions difficiles que vivent les enseignantes et les enseignants de même que la population.
Les deux organisations se sont d’ailleurs adressées au président du Mexique afin de lui exprimer leurs préoccupations et demander le respect des droits humain de la population d’Oaxaca.
Le 4 décembre dernier, le président de la CSQ, M. Réjean Parent, a écrit au président du Mexique, M. Felipe Calderon Hinojosa, afin de lui demander que la police mette fin à ses actes d’intimidation et de s’assurer que les droits humains de la population, particulièrement des personnes emprisonnées, soient respectés.
Quant à la FNEEQ-SN, c’est le 15 juin 2006 qu’elle acheminait un message au président de l’époque, Vicente Fox Quesada, lui exprimant ses inquiétudes en regard de la situation et lui demandant de négocier avec les syndicats des enseignantes et des enseignants d’Oaxaca et de respecter l’autonomie et la démocratie sociale.
La CSQ et la FNEEQ-CSN se sentent très solidaires de la lutte que ces enseignantes et ces enseignants mexicains ont le courage de livrer et dénoncent la dure oppression qu’ils subissent pour avoir osé exprimer des revendications très légitimes », soutiennent le secrétaire-trésorier de la CSQ, M. Alain Pélissier, et le président de la FNEEQ-CSN, M. Ronald Cameron.
Appui de l’Internationale de l’Éducation
Par ailleurs, membres de l’Internationale de l’Éducation (IE), la CSQ et la FNEEQ-CSN entendent intervenir auprès des syndicats membres et partenaires de cette organisation qui représente plus de 30 millions d’enseignants et de travailleurs de l’éducation à travers le monde pour les sensibiliser à la situation qui prévaut à Oaxaca.
« L’Internationale de l’Éducation est la voix du secteur de l’éducation sur le plan mondial et, à ce titre, elle se porte à la défense des droits de tous les enseignants et de tous les étudiants qu’ils éduquent. Je vais donc me faire un devoir de m’assurer que cette voix se fait entendre au nom de nos collègues enseignants de la région d’Oaxaca au Mexique pour exiger le respect de leurs droits humains et défendre leur droit à la négociation pour améliorer leurs conditions de travail », précise M. Pélissier qui est membre du Bureau exécutif de l’IE.
La FNEEQ dénonce la répression policière
Pour sa part, le président de la FNEEQ, M. Ronald Cameron, affirme qu’il est absolument inadmissible qu’un État dit démocratique use d’une telle répression à l’égard de ses propres citoyennes et citoyens.
« L’intervention de la police fédérale à Oaxaca s’est soldée par une vingtaine de morts, une soixantaine de disparus et plus de deux cents arrestations impliquant la torture. On a même procédé à l’arrestation d’enseignantes et d’enseignants dans les écoles, au beau milieu d’un cours, pour les enfermer dans des prisons à l’autre bout du pays. C’est une façon de faire digne des pires dictatures et nous appelons les gouvernements du Québec et du Canada à intervenir auprès du gouvernement du Mexique pour l’exhorter à respecter les droits humains de sa population », déclare M. Ronald Cameron.
Une conférence publique importante
D’autre part, M. Pélissier et M. Cameron ont tenu à saluer la présence à la conférence de presse de Mmes Cruz Manzano et Tecla Yalin qui sont au Québec dans le cadre d’une tournée d’information. Les deux représentantes de la population mexicaine prononceront d’ailleurs ce soir une conférence, organisée par le Centre international de solidarité ouvrière (CISO) et l’Observatoire des Amériques, à compter de 19 h 30 au Pavillon Hubert-Aquin de l’UQAM, local AM050, sous le thème Mexique-Oaxaca, la lutte syndicale et populaire continue.
« Nous invitons la population à participer nombreuse à cet événement. C’est une excellente occasion d’entendre de la bouche même de témoins une description de la situation difficile que traverse la population d’Oaxaca et une opportunité d’exprimer notre solidarité à son égard », affirment unanimement le secrétaire-trésorier de la CSQ et le président de la FNEEQ.
La CSQ et la FNEEQ-CSN sont membres du CISO.
Mentionnons également qu’une assemblée publique aura lieu à Québec, le vendredi 19 janvier, au 320, rue Saint-Joseph Est, à 19 h 30.
À signaler - Solidarnosc : une résilience historique!
Normand Brouillet, de la CSN, a participé au congrès de Solidarnosc en septembre 2006. Il en ramène un rapport intitulé Une résilience historique qui fourmille d'informations sur la situation des syndicats et sur la vie polonaise en général. (Merci à Perspectives CSN d'avoir signalé ce texte). Le voici :
Solidarnosc et la Pologne d'aujourd'hui
Une résilience historique!Assister au XXe Congrès de NSZZ Solidarnosc en cette fin septembre 2006, à Szczecin — à moins de deux heures de train de Berlin — tout au nord-ouest de la Pologne, réserve des émotions certaines et quelques étonnements.
Dans un centre des congrès qui n’est pas sans rappeler nos salles de réunion d’il y a trois ou quatre décennies, prendre contact avec ces 300 délégué-es du congrès, très majoritairement de sexe masculin et d’âge moyen, qui portent le flambeau de la première organisation syndicale libre de toute l’Europe de l’Est ayant vu le jour au début des années 1980 et ayant fait reculer le pouvoir politique non seulement polonais, mais aussi soviétique, impose le respect et la reconnaissance. Solidarnosc compte aujourd’hui près de 650 000 membres dans une Pologne dont la population totale atteint près de 40 millions de personnes.
On sait la Pologne encore très catholique, on connaît l’histoire de son clergé qui a su appuyer les organisations syndicales dans les épreuves de force historiques du début des années 1980. Mais pour des partisans d’un syndicalisme laïc comme les Suédois, les Français, les Anglais, nous, les Québécois, et beaucoup d’autres, il était spectaculaire de voir quatre ou cinq évêques, vêtus comme il se doit, participer à la cérémonie d’ouverture solennelle de ce congrès et de le faire de manière sobre, mais bien évidente aux yeux de tous. L’étonnement franchit un autre cran quand le premier discours de cette cérémonie d’ouverture est prononcé par le président de la République de Pologne, M. Lech Kaczynski.
Cet actuel président de la République est un ancien vice-président de Solidarnosc, alors que le parti politique qui l’a porté au pouvoir, Droit et Justice, s’avère être clairement une formation conservatrice de droite. Ajoutons que, dans le but de former un gouvernement stable, cet ancien syndicaliste a conclu un « pacte de stabilité » avec la Ligue des familles polonaises (extrême droite catholique) et le parti Autodéfense (populiste).
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lundi 15 janvier 2007
Une soirée Relations sur le syndicalisme
À signaler, l'équipe du Centre justice et foi, qui publie la revue Relations, organise une soirée sur le syndicalisme. Les soirées Relations (tout comme la revue) sont toujours intéressantes. Ne soyez surtout pas rebutés par le caractère chrétien de la patente, ces gens là sont bien souvent plus pertinent et bien plus à gauche que nombre de groupes laïques...
Lundi 22 janvier 2007
Quel syndicalisme pour un monde du travail en mutation?
Depuis une vingtaine d'années, le taux de syndicalisation est en baisse dans de nombreux pays. Au Québec, nous nous en sortons plutôt bien, avec un taux qui avoisine encore les 40%. Mais il y a plus que les chiffres. Qu'advient-il du syndicalisme comme mouvement social axé sur l'action politique des salariés? Avec la multiplication des emplois atypiques, l'exercice du droit d'association et du droit à la négociation collective est-il devenu une chasse gardée? Y a-t-il des remises en cause de l'action syndicale pour assurer le renforcement d'un pouvoir collectif critique dans la société?Nous aborderons ces questions avec:
Mona-Josée Gagnon, professeure au Département de sociologie de l'Université de Montréal, ex-syndicaliste, chercheure associée au Centre de recherche interuniversitaire sur la mondialisation et le travail (CRIMT);
Gregor Murray, directeur du CRIMT et professeur à l'École de relations industrielles de l'Université de Montréal;
Guylaine Vallée, professeure à l'École de relations industrielles de l'Université de Montréal, membre du CRIMT et chercheure associée au Centre de recherche en droit public.
Lundi 22 janvier 2007, de 19 h à 21 h 30
Centre Justice et Foi (Maison Bellarmin)
25, rue Jarry Ouest, Montréal
(métro Jarry ou De Castelnau / stationnement à l'arrière)
Contribution volontaire: 5$
Lundi 22 janvier 2007
Quel syndicalisme pour un monde du travail en mutation?
Depuis une vingtaine d'années, le taux de syndicalisation est en baisse dans de nombreux pays. Au Québec, nous nous en sortons plutôt bien, avec un taux qui avoisine encore les 40%. Mais il y a plus que les chiffres. Qu'advient-il du syndicalisme comme mouvement social axé sur l'action politique des salariés? Avec la multiplication des emplois atypiques, l'exercice du droit d'association et du droit à la négociation collective est-il devenu une chasse gardée? Y a-t-il des remises en cause de l'action syndicale pour assurer le renforcement d'un pouvoir collectif critique dans la société?Nous aborderons ces questions avec:
Mona-Josée Gagnon, professeure au Département de sociologie de l'Université de Montréal, ex-syndicaliste, chercheure associée au Centre de recherche interuniversitaire sur la mondialisation et le travail (CRIMT);
Gregor Murray, directeur du CRIMT et professeur à l'École de relations industrielles de l'Université de Montréal;
Guylaine Vallée, professeure à l'École de relations industrielles de l'Université de Montréal, membre du CRIMT et chercheure associée au Centre de recherche en droit public.
Lundi 22 janvier 2007, de 19 h à 21 h 30
Centre Justice et Foi (Maison Bellarmin)
25, rue Jarry Ouest, Montréal
(métro Jarry ou De Castelnau / stationnement à l'arrière)
Contribution volontaire: 5$
lundi 8 janvier 2007
À signaler : dossier spécial "syndicalisme" dans À babord
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