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samedi 3 février 2007

Cool! un film sur Goodyear...

Santiago Bertolino, un membre des lucioles qui officie sur le blog Actualité citoyenne, me signale qu'il vient de mettre en ligne un film collectif sur les mises-à-pied à l'usine Goodyear de Valleyfield.

Vidéo: Mises à pied à la Goodyear de Valleyfield
publié le jeudi 1 février 2007 par santiago

Le 4 janvier 2007, la multinationale de pneu et de caoutchouc Goodyear annonçait la mise à pied de 800 travailleurs et travailleuses à l'usine de production de pneu Valleyfield au Québec. Que signifie cette mise à pied dans le contexte de la mondialisation? Quelle est la marge de manoeuvre des travailleurs, des syndicats, de la ville et du gouvernement pour tenter de faire renverser la vapeur?

Et si les travailleurs et les travailleuses reprenaient l'usine pour la gérer par eux-mêmes ...

(cliquez sur l'image pour visionner)



Lire la suite...


N.B.: Faute d'une connection haute-vitesse à la maison, je n'ai pas encore visionné le film.

dimanche 7 janvier 2007

Goodyear à Valleyfield : Mise en perspective...

La dernière édition du bulletin maoïste Arsenal-express met certaines choses en perspective concernant les mise-à-pied massive à l'usine Goodyear de Valleyfield. Je me demandais ici même pourquoi diable l'usine québécoise n'avait pas été incluse dans le plan d'action continental du syndicat des Métallos (qui viennent de terminer une grève de trois mois contre Goodyear dans 14 usines canadiennes et américaines)... La réponse est simple : le syndicat de la production de l'usine de Valleyfield a quitté les Métallos il y a plusieurs années (il est passé au Syndicat canadien de l'énergie et du papier (SCEP), un autre syndicat membre de la FTQ). Pire, les syndiqué-es de Valleyfield ont scabés leurs ex-camarades pendant la récente grève continentale.

Dans ce contexte, est-il vraiment surprenant que les Métallos se soient arrangés pour que d'autres usines que celles qu'ils syndiquent soient sacrifiées (comme on l'apprend dans cet article du Journal de Montréal)? Le Journal demande "Le syndicat US s'est-il joué du syndicat québécois?" Personnellement, je répondrais que la solidarité, ça se joue à deux. Si tu chie dans les mains de ton voisin, il ne faut pas s'attendre à ce qu'il te sauve le cul après...

Comme l'a dit à Arsenal-express une travailleuse de Valleyfield avec dépit: "On a accepté de faire les scabs en pensant que ça nous donnerait quelque chose mais là, on n'est pas plus avancés!"

jeudi 4 janvier 2007

Oups! Mise-à-pied massive à l'usine Goodyear de Valleyfield

À peine une semaine après que leur syndicat ait signé une convention continentale pour 16 usines Goodyear du Canada anglais et des États-Unis (voir ce texte), les Métallos de l'usine de Valleyfield viennent de recevoir un coup de massue. Leur usine, qui emploie 1050 ouvriers, va cesser complètement la production de pneus d'ici le mois de juin et 80% des syndiqués se retrouveront au chômage.

Mais qu'est-ce qui c'est passé? Les Métallos viennent juste de terminer une grève de 3 mois impliquant 14 000 travailleurs, entre autre autour d'enjeux comme ceux qui touchent l'usine de Valleyfield... Comment ça se fait que l'usine québécoise n'a pas été incluse dans le plan d'action continental du syndicat?? Mise-à-jour : la réponse ici.

Le plus con c'est que le syndicat savait depuis deux ans que l'usine était condamné. Actuellement, tout ce que les Métallos ont à proposer c'est de continuer le travail d'un comité, composé de représentants gouvernementaux, municipaux et syndicaux, pour trouver des solutions alternatives. À date, ça n'a rien donné...

Et vive la concertation et le modèle québécois!!!

mardi 2 janvier 2007

Goodyear : « Une victoire de la solidarité » selon les Métallos

La grève chez Goodyear, qui impliquait quelques 14 000 grévistes dans 16 usines en Amérique du nord (4 au Canada), a pris fin après 86 jours. Les Métallos attribuent cette victoire à la solidarité du mouvement ouvrier et remercient les milliers de personnes qui ont appuyé les grévistes.

Voir aussi autre texte sur la situation à Valleyfield.

Le directeur canadien des Métallos, Ken Neumann, a déclaré par voie de communiqué que la signature d’une entente continentale avec Goodyear Tire and Rubber la semaine dernière n'aurait pas été possible sans l'appui de milliers de syndiqué-es et de leurs organisations qui ont aidé les grévistes de Goodyear.

Solidarité

« La solidarité et l'engagement des travailleurs et des travailleuses, non seulement les membres de notre syndicat, mais aussi de tout le pays, ont permis de régler cette grève de 86 jours », a déclaré le dirigeant syndical. Pour lui, le conflit a permis de démontrer que son syndicat confrontera et repoussera toute entreprise qui s’attaquent à ce que des générations de syndiqué-es se sont battus pour obtenir.

Les Métallos citent en particulier la solidarité sans faille du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP) et des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA). Mais il y a plus, selon les Métallos, le Congrès du travail du Canada (CTC) a appuyé « sans réserves » la grève allant jusqu’à organiser, pour la première fois depuis des décennies, un boycott.

Le président international des Métallos, Leo W. Gerard, a pour sa part affirmé : « Le crédit en revient tout entier à nos membres et à leur famille, dont la solidarité a empêché Goodyear de les rouler, malgré les tentatives de cette dernière. »

Le syndicat avait utilisé pendant cette grève des méthodes traditionnelles comme la mise en place de piquets de grève devant les usines, mais aussi d'autres plus modernes comme la présentation sur le site d'échange de vidéos sur Internet YouTube de films détaillant ses revendications.

L’entente

Selon des quotidiens européens (faut pas trop compter sur les médias d’ici pour s’informer!), la nouvelle convention collective prévoit la création d’un fonds spécial d’un milliard de dollars pour garantir les soins de santé aux retraités actuels et futur de Goodyear. On sait que la question des assurances collectives est au cœur de plus en plus de conflits en Amérique du nord et on se doute de l’importance que ce point peut avoir au sud de la frontière (rappel : les états-unien-nes n’ont pas de système public universel de soin de santé). L’entreprise prévoit également investir dans certaines usines pour augmenter leur productivité. Toutefois, la grève n’a pu que retarder d’un an la fermeture annoncée d’une usine texane (pour « donner le temps aux employé-es de trouver une solution de reconversion ou de retraite anticipée » selon la dépêche de La Tribune).


Goodyear est le numéro trois mondial du pneu en termes de ventes - 19,7 milliards de dollars en 2005 - derrière Bridgestone et Michelin. Les Métallos, quant à eux, représentent quelques 70 000 syndiqué-es dans le secteur.

jeudi 21 décembre 2006

Ataboy! on rit plus...

J'ai lu sur ce blog que l'armée américaine veut forcer le retour au travail des ouvriers de Goodyear. Rien que ça!

Les Américains ne plaisantent pas en période de guerre. Depuis octobre 2006, le fabricant américain de pneumatiques Goodyear doit faire face à une grève dans près d'un tiers de ses usines aux Etats-Unis et au Canada : en tout, 15 000 salariés protestent contre des futures fermetures d'usines. Petit rappel : Goodyear est le numéro trois mondial du pneu en termes de ventes derrière Bridgestone et Michelin.

L'Armée pourrait obliger les ouvriers de certaines usines de Goodyear à reprendre le travail si ça continue. Et elle serait même prête à utiliser la force s'il le faut. Pour quelles raisons l'Armée est sous tension nerveuse et agirait ainsi ? Et bien cette grève commencerait à gêner sérieusement l'approvisionnement des camions Humvee, utilisés en Irak et en Afghanistan. J'imagine déjà les militaires américains cerner les grévistes rebelles, les porter sur leur dos, les déposer comme des gros paquets sur leur lieu de travail et les menacer avec un flingue pour qu'ils bossent. Quel tableau cauchemardesque !


Le site pan-canadien des Métallos affiche plusieurs communiqués en «une» sur ce conflit (dont notamment un appel au boycott).