mardi 6 mars 2007

Vers une nouvelle affaire Olymel?

Communiqué de la CSN:

Chantier maritime Verreault
Rejet massif des dernières offres patronales

Dans une proportion de 94 %, les membres du Syndicat des travailleurs (euses) des Industries Verreault–CSN, réunis en assemblée extraordinaire, dimanche matin, ont rejeté les offres « ultimes » de leur employeur, propriétaire d’un chantier maritime situé à Les Méchins, en Gaspésie. Ce rejet est d’autant plus significatif qu’au moment du vote secret, la propriétaire a retiré à la dernière minute ses offres, sous prétexte que le syndicat les avait ignorées, laissant une fois de plus planer la menace de fermeture du chantier maritime.

En votant sur ces offres, pour le moins fictives, les syndiqué-es ont voulu envoyer le message clair qu’ils tenaient à un règlement satisfaisant de leur convention collective, échue depuis le 31 octobre 2006. Ils ont d’ailleurs voté unanimement une proposition de relance des négociations dans le but de démontrer le sérieux de leurs démarches, un geste qui contraste avec l’attitude développée depuis des mois par l’employeur.

En effet, c’est en lisant le journal local, le 21 février dernier, que les syndiqués et le comité exécutif du syndicat ont appris l’existence des dernières offres, non sans constater qu’ils ne disposaient que de deux jours, soit jusqu’au 23 février, pour en prendre connaissance et en disposer. Le syndicat a réagi en convoquant, dès le 22 février, une assemblée générale pour faire état de la situation et présenter les offres de l’employeur. Ces dernières ont alors été rejetées.

Rappelons que le 16 décembre, les travailleuses et les travailleurs avaient également rejeté, à 98 %, une autre proposition patronale, qui impliquait des reculs majeurs, notamment au chapitre de l’ancienneté et des horaires de travail. Le comité exécutif entend se réunir dès cette semaine pour faire le suivi dans ce dossier.

Surprise! Stéphane Dion renie sa parole

Personne ne sera surpris d'apprendre que le Parti libéral du Canada, le parti historique de la grande bourgeoisie canadienne, s'opposera au projet de loi anti-scab concocté conjointement par le Bloc et le NPD. Après tout, ce ne serait que la dixième fois que les libéraux voteraient contre un tel projet de loi...

Personne n'est surpris sauf Buzz Hardgrove, l'homme qui a donné un coat des TCA à Paul Martin. En effet, lors d'une réunion tenue le 7 février 2007, Stéphane Dion s'était personnellement engagé auprès de M. Hargrove à appuyer la loi, à la condition que les services essentiels soient maintenus en cas de grève. Buzz est donc frustré et déçu (ce sont ses mots) d'apprendre que les libéraux n'appuieraient pas le projet de loi en troisième lecture. Come'on Buzz, à quoi tu t'attendais?

Le vote sur le projet de loi anti-scab aura lieu le 21 mars.

À signaler : une critique de l'appui de la FTQ au PQ

À signaler sur le site de "Presse toi à gauche" :

Soutien de la FTQ au PQ
L’illusoire théorie du moindre mal


Le samedi 3 mars dernier, le président de la Fédération des travailleurs et des travailleuses du Québec (FTQ), Henri Massé, a affirmé que son syndicat ne manquait pas de mémoire et se rappelait les lois antisyndicales du gouvernement Charest. Malheureusement, la mémoire de la FTQ semble un peu courte. Rappelons qu’aux élections de 2003, elle n’avait soutenu ni le Parti québécois ni aucun autre parti.

Ainsi, samedi, les 1280 délégué-e-s au 7e congrès extraordinaire de la FTQ ont voté très majoritairement en faveur d’un appui au Parti québécois dans la présente campagne électorale.

Les ressentiments contre l’offensive du gouvernement Charest sont aisément compréhensibles et ils ont été sans doute l’axe porteur du rejet du gouvernement Charest que constituait ce vote. Mais les justifications apportées par Henri Massé à l’appui au PQ sont beaucoup plus douteuses.

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lundi 5 mars 2007

La FTQ appuie le PQ mais...

Lu sur le site de Québec solidaire:

André Frappier dans Crémazie reçoit l'appui du STTP et de Conseil régional FTQ Montréal métropolitain

Actualité nationale, le 5 mars 2007

Lors du congrès spécial de la FTQ tenu le 3 mars 2007, qui devait prendre position concernant l'appui au Parti Québécois, le directeur national du STTP (Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes) région de Montréal-Métropolitain Pierre St-Hilaire, a indiqué que son syndicat avait voté une résolution d'appui à André Frappier, candidat de Québec solidaire dans Crémazie:" Le seul mandat que nous avons c'est la résolution d'appui à André Frappier candidat de Québec solidaire dans Crémazie et militant de longue date de notre syndicat. Cette résolution a été votée à l'unanimité lors de l'assemblée générale de la section locale de Montréal du STTP la semaine dernière".

Le Conseil régional FTQ Montréal métropolitain, l'instance régionale de la FTQ à Montréal, avait également voté, lors de son assemblée générale tenue le 13 février dernier, une résolution d'appui à André Frappier de même qu'à Arthur Sandborn, président du Conseil central de la CSN et candidat de Québec Solidaire dans Saint-Henri-Sainte-Anne.

dimanche 4 mars 2007

Le SFPQ dénonce une manoeuvre électoraliste

Communiqué:

Paiement de la rétroactivité de l’équité salariale
Les employés de l’État font les frais d’une commande politique du gouvernement Charest

Québec, le 2 mars 2007 – Le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) dénonce la tentative d’utilisation, à des fins partisanes, des paiements de rétroactivité découlant du règlement de l’équité salariale dans le secteur public. À cet égard, le président général du SFPQ, Michel Sawyer, rappelle que le gouvernement libéral de Jean Charest et la présidente du Conseil du trésor ont donné des directives pour devancer la date d’émission de tous les chèques d’équité salariale, et ce, afin que ces derniers soient livrés avant la fin de la campagne électorale, soit le 15 mars prochain. Cette manœuvre politique a eu pour conséquence que, faute de temps, l’État employeur n’a pris aucune disposition avec Revenu Québec et Revenu Canada afin d’obtenir une dispense générale de retenue à la source permettant aux employés qui le souhaitent de verser le montant qui leur est dû directement dans un REER.

En agissant de la sorte, le gouvernement Charest prive de nombreux salariés du secteur public de la possibilité de bénéficier des avantages fiscaux généralement consentis aux autres travailleurs et travailleuses dans de telles circonstances. Pourtant, en janvier dernier, le SFPQ avait formulé une demande en ce sens auprès des représentants du Conseil du trésor. Cette demande avait d’ailleurs reçu un accueil favorable. « Mais, bousculé par l’échéance électorale et les pressions politiques, le Secrétariat du Conseil du trésor n’a pas eu le temps de se prévaloir, au nom de ses employés, d’une disposition pourtant prévue par Revenu Québec. Campagne électorale oblige, le gouvernement Charest se montre plus pressé de distribuer les chèques qu’il ne l’était de régler le dossier de l’équité salariale », remarque Michel Sawyer.

« Une telle utilisation de l’appareil gouvernemental à des fins partisanes est inacceptable », soutient le leader syndical. Ce dernier demande donc à la présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, de corriger cette situation en proposant une solution qui permettrait aux employés qui le désirent, de transférer directement la rétroactivité de l’équité dans un REER, et ce, sans prélèvement à la source.

Enfin, Michel Sawyer rappelle au gouvernement Charest que le vote des employés de l’État n’est pas à vendre. Il soutient également que l’équité salariale est un droit fondamental et non un cadeau offert par le gouvernement. « Le cheminement du dossier de l’équité salariale aura été parsemé d’embûches de toutes sortes jusqu’à la toute fin. La présidente du Conseil du trésor et les candidates et les candidats du PLQ peuvent bien tenter de récupérer ce dossier à des fins électorales si ça leur chante. Cependant, les travailleuses et les travailleurs du secteur public ne sont pas dupes. Ils savent très bien que l’équité salariale a été arrachée de hautes luttes par les syndicats et par le mouvement des femmes. Il est déplorable de constater que, pour des fins partisanes, les femmes de la fonction publique fassent à nouveau les frais de la petite politicaillerie », a-t-il conclu.

Capital politique à peu de frais

Sylvain Simard, député péquiste de Richelieu et critique de l’Opposition pour le Conseil du Trésor, a décidé de se faire du capital politique à peu de frais. Sans doute inspiré par l'appui de la FTQ à sa formation politique, le candidat a décidé d'appuyer Denis Petitclerc, ce militant syndical congédié par la SIQ après avoir parlé aux médias. Selon le site du SCFP, l’ancien ministre s’engage d’ailleurs à faciliter un retour rapide au travail si le Parti Québécois est porté au pouvoir le 26 mars prochain.

L'élément clef de cette promesse est si le Parti Québécois est porté au pouvoir, ce qui semble de moins en moins évident. Pourquoi appuyer cette victime de la répression anti-syndicale maintenant? À qui ça profite réellement? Au syndiqué ou au politicien? Pourquoi le syndicat se prête à ce petit jeu? C'est sur qu'avoir l'appui d'élus est parfois important pour faire avancer nos dossiers, mais c'est pas pousser le bouchon un peu loin que d'écrire, comme le fait le SCFP, que "le militant vient de recevoir un appui de taille dans ses démarches pour retrouver son emploi"? Qu'est-ce que ça vaut un appui du PQ ces jours-ci?...

Montréal : Les employés de l'aide sociale votent la grève

Réunis samedi matin en assemblée générale, les fonctionnaires municipaux de la Ville de Montréal responsables du service de l'aide sociale et de certains services d'emploi ont voté à 84,15% en faveur de la grève. Ce moyen de pression sera appliqué au moment jugé opportun.

Pour des raisons historiques, Montréal gère l'aide sociale sur son territoire. Rappelons que dans son bras-de-fer avec Québec, l'administration de la Ville de Montréal menace de se départir de la gestion de ce service.

Parce que le gouvernement du Québec gère ses relations de travail à coup de décrets et de lois spéciales depuis la fin des années soixante-dix (alors que les villes n'ont pas ce loisir), les salaires et les conditions de travail sont très différentes entre la fonction publique municipale et le provincial. Évidemment, les fonctionnaires municipaux ne veulent rien savoir d'être transférés au provincial.

«Pour nous, il est hors de question de laisser tomber nos membres. Il est indécent qu’ils perdent leurs emplois, qu’ils subissent une diminution de salaire ou des réductions de leurs conditions de travail. Pas plus que les démunis, ils n’ont à faire les frais de cette déresponsabilisation», a a déclaré la présidente du Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal (SCFP-FTQ), Monique Côté.

Vers une grève à la STM?

Quelques 700 membres du Syndicat des employés d'entretien du transport de Montréal (CSN) ont voté pour la grève. Le vote c'est tenu à scrutin secret, lors d'une assemblée générale qui a eu lieu dimanche. La date du déclenchement de cette grève sera décidée lors de la tenue d'une autre assemblée générale.

Dans un communiqué, la direction syndicale affirme que les négociations sont amorcées depuis quatre mois, qu'il y a eu dix-huit rencontres mais que la partie patronale n'a toujours rien déposé quant aux offres monétaires et au régime de retraite. La convention collective des employés d'entretien de la Société de transport de Montréal est échue depuis le 6 janvier dernier.

"En décidant aujourd'hui d'opter pour la grève, les membres veulent envoyer un message clair à la partie patronale. Nous pourrions sans doute régler la convention collective assez rapidement, mais pour y parvenir la partie patronale devrait aussi apprendre à négocier rapidement, car le temps presse", a déclaré Pierre Saint-Georges, président du syndicat.

A ce jour, les syndiqués n'ont exercés aucun moyen de pression. Selon le syndicat, la partie patronale serait dans une logique de confrontation, comme en témoigne son refus, même après 18 rencontres, de faire connaître sa position sur les salaires et le régime de retraite.

samedi 3 mars 2007

C'est officiel: la FTQ appuie le PQ

C'est sans surprise qu'"une écrasante majorité" des 1280 délégués au 7ème congrès extraordinaire de la FTQ ont décidés d'appuyer le PQ. Je note toutefois que la direction de la FTQ se garde bien de dire quel était le pourcentage exact d'appui... Pourquoi? Ça aurait l'air trop "soviétique"? Ça laisserait voir une certaine dissidence interne? Si vous connaissez ce chiffre et/ou si vous étiez au congrès, manifestez-vous!

vendredi 2 mars 2007

Victoire des éducatrices de Montréal et Laval

Les parents membres des conseils d'administration et les gestionnaires de l'Association patronale des Centres de la petite enfance ayant décidé de retirer sa proposition d'introduire le poste d'aide-éducatrice dans la convention collective, une entente de principe a pu être signée tôt samedi matin avec le syndicat. La menace de grève générale illimitée devant débuter lundi matin a donc été levée.

Ce projet d'aide-éducatrice constituait l'une des raisons majeures pour lesquelles des éducatrices ont tenu 6 journées de grève récemment, allant jusqu'à voter pour la grève générale illimitée.

La décision des parents a été prise en assemblée spéciale, malgré l'opposition de Pascal Joly, administrateur de l'Association, qui demeure convaincu que l'introduction du poste d'aide-éducatrice aurait permis de rehausser la qualité des services dans les CPE et d'augmenter le soutien aux éducatrices des institutions concernées, à Montréal et à Laval.

La décision a été prise, dit-il, pour éviter de perturber le quotidien de 2000 enfants et de leurs parents en raison des moyens de pression qu'il qualifie de démesurés qui ont été utilisés par le syndicat.

« Devant la détermination des travailleuses, l’Association patronale des CPE n’a eu d’autre choix que de reculer », déclare Véronique Lapierre, la présidente du syndicat. Selon elle, la confiance que les travailleuses ont démontrée envers le comité exécutif et le comité de négociations ainsi que la justesse de leurs revendications ont mené à cette entente de principe.

« Nous voulons également souligner le rôle des parents qui nous ont appuyés tout au long de notre lutte et ont reconnu à 100% notre rôle éducatif auprès de leurs enfants », conclue Véronique Lapierre.

Laval - Les cols bleus obtiennent plus de ressources pour le déneigement

Ça tombe à pic!

Communiqué:

Laval - Les cols bleus obtiennent plus de ressources pour le déneigement

Les citoyens de Laval peuvent s'attendre à un meilleur service de déneigement pour le reste de l'hiver. Suite à une plainte déposée au Conseil des services essentiels par le syndicat des cols bleus, affilié au SCFP, une entente a été conclue avec la Ville sur les opérations de déneigement. L'accord prévoit le rappel de 10 employés pour effectuer ces tâches. De plus, chose rarissime, le syndicat et l'employeur se sont engagés à n'exercer aucun ralentissement des activités relatives au déneigement. Pour les représentants des salariés, il s'agit d'une première, un tel engagement étant généralement assumé uniquement par la partie syndicale.

"Au bilan, c'est la population de Laval qui en sort grande gagnante. Les cafouillages vécus lors du dernier déneigement ne devraient plus se produire. Notre action a forcé la main à l'administration qui a consenti à mettre davantage de ressources sur le terrain. Maintenant, la neige peut tombe", a lancé Martin Gagnon, président du SCFP 4545.

Rappelons que, dans un geste sans précédent, le syndicat des cols bleus de Laval avait déposé une plainte contre l'administration municipale suite aux problèmes de déneigement survenus à la mi-février. Selon le syndicat, le congédiement préalable de 15 employés attitrés au déneigement constituait un ralentissement de travail de la part de la Ville et avait mis la sécurité des citoyens de Laval en danger.


P.S.: Non, c'est pas une photo de Laval ces jours-ci... C'est de l'humour.

Y'en a qui ont du front tout le tour de la tete

Lu dans Le Soleil ce matin:

MONTMORENCY
Un scab au PQ


Le candidat à l'investiture du Parti québécois ce soir dans Montmorency, Daniel Leblond, a franchi les lignes de piquetage de ses collègues syndiqués pendant la grève de quatre mois et demi des techniciens de Bell Canada en 1988. Le vice-président du local 75 du syndicat, affilié à la FTQ, Denis Faucher, a confirmé l'information au Soleil, et expliqué que ce comportement avait laissé beaucoup d'animiosité envers M. Leblond parmi ses membres. Cadre intérimaire syndiqué, M. Leblond a choisi de poursuivre le travail et a obtenu un statu de cadre permanent après la grève. M. Faucher a raconté que contrairement à d'autres scabs qui ont fait amende honorable, M. Leblond ne s'est jamais excusé. Ce qui ne l'a pas empêché, après avoir quitté l'entreprise 10 ans plus tard, de demander l'aide du syndicat pour le Bloc québécois et le Parti québécois. M. Leblond a bloqué la venue de la candidate-vedette d'André Boisclair dans Montmorency, François Mercure.

jeudi 1 mars 2007

Ça se passera pas comme ça !

La question sociale n'est pas un enjeu de la campagne électorale...
Ça se passera pas comme ça !


La question sociale au sens large ne figure pas parmi les préoccupations des principaux partis politiques. À titre d'exemple : ni l’ADQ, ni le PLQ, ni le PQ ne parlent de logement dans leur plate-forme électorale respectives. En fait, les mots «logement» et « habitation » n’y figurent même pas. Il faut croire qu’après un buzz, qui n’aura duré que le temps d’une crise, les locataires ne sont plus in…

Les groupes populaires et les mouvements sociaux n’ont pas l’intention de regarder passer le train sans rien faire. Ça prend des engagements en matière de logement social. Les politicien-nes ne s’en tireront pas aussi facilement. Nous allons manifester pendant le débat des chefs...

GRANDE MANIF DU FRAPRU, DE L'ASSÉ, DU RÉSEAU DE VIGILANCE, etc...
À Québec ! Au coeur de la bête !
Mardi 13 mars en soirée


Rendez-vous à 18h45 en face du parlement. La manif devrait être terminée à 20h.

Des transports seront organisés de différentes régions, consultez votre comité logement, votre syndicat (qui sait!) ou votre association étudiante (si elle est membre de l'ASSÉ).

Irak : Raid contre une centrale syndicale

Le 23 février 2007, des forces américaines et iraquiennes sont descendues au siège social de la Fédération générale des travailleurs iraquiens, la centrale syndicale du pays. Ils ont arrêtés l'un des responsables de la sécurité de la centrale (il a été relâché sain et sauf plus tard), ont détruit du mobilier et confisqué un ordinateur et un télécopieur. Ils sont revenus deux jours plus tard, causant encore plus de dommage au siège social du syndicat.

Le syndicat condamne l'attaque gratuite. Il demande des excuses écrite aux forces d'occupation et le retour de toutes les propriétés saisies, de même qu'une compensation financière pour les dommages causés.

L'équipe internet de Labour Start a préparé une lettre de protestation type. Si vous voulez vous joindre aux protestations internationales, allez visiter cette page web.

Les Poudres Métalliques du Québec à Sorel - Les Métallos déclenchent la grève

(Communiqué) ST-JEAN-SUR-RICHELIEU, QC, le 28 fév. - Les 200 Métallos à l'usine Les Poudres Métalliques du Québec sont en grève depuis 16 h 00 hier après-midi. La négociation achoppe sur le régime de retraite notamment la parité avec le régime de retraite des travailleurs de la compagnie voisine, QIT-Fer et Titane. "Nos membres ont évalué qu'il y aurait une différence de plus de 10 $ par mois par année de service par rapport au régime des travailleurs de QIT lorsqu'ils renégocieront leur contrat de travail en 2013. De plus, ils auront un niveau inférieur de rente mensuelle pendant la durée de la convention collective. C'est énorme. Il n'y a pas eu de conflit de travail lors du renouvellement d'une convention collective dans cette usine depuis 25 ans. Je ne peux pas croire que la compagnie est incapable de faire un effort pour ses retraités et ses employés afin de prévenir une détérioration des relations de travail qui est toujours difficile à rétablir", a déclaré Frank Beaudin, permanent du Syndicat des Métallos (FTQ).

Les travailleurs sont insatisfaits de voir que les améliorations apportées au régime de retraite ne sont pas permanentes. Ils sont mécontents du contenu d'une lettre d'entente visant les employés de production et du règlement des griefs offert par la compagnie. "Il nous faudra renégocier tout le régime de retraite lors des prochaines négociations. Cette manoeuvre de la compagnie a d'autant plus insulté nos membres qu'elle veut leur faire entrer dans la gorge un régime de retraite à cotisations déterminées pour les nouveaux embauchés", a poursuivi Sylvain Côté, président de la section locale 7493.

Les membres ont rejeté à 100 % une première fois les "offres globales finales" le 15 janvier 2007 et donné à leur comité de négociation le mandat de déclencher la grève au moment qu'il jugera opportun. Le 19 février, ils rejetaient à nouveau une offre patronale qui comportait quelques améliorations. Les travailleurs avaient donné jusqu'à 16 heures hier après-midi à la compagnie pour une offre bonifiée plus spécifiquement concernant le régime de retraite. Les augmentations de salaires seraient d'environ 2,0 % par année pendant sept ans selon l'indice des prix à la
consommation.

Cette entreprise de la Montérégie se spécialise dans fabrication de poudres de fer et d'acier et dessert ces principaux champs d'application : fabrication de pièces métalliques pour l'industrie de l'automobile, des appareils ménagers, de l'outillage électrique et de l'outillage de jardin; soudure et alliage pour la reprographie, l'industrie alimentaire et la restauration des sols contaminés. Le contrat de travail est échu depuis le 31 mai 2006.