samedi 21 avril 2007

Iran: Le mouvement syndical international condamne la répression anti-syndicale

Via Solidarité ouvrière:

COMMUNIQUÉ de la CONFÉDÉRATION SYNDICALE INTERNATIONALE

Iran : Attaques violentes et abus de justice, nouvelle vague de répression antisyndicale

Bruxelles, le 18 avril 2007 : La CSI a condamné avec véhémence les autorités iraniennes pour leurs attaques à l’encontre de syndicats indépendants dans le pays. Elles se sont soldées par l’arrestation de centaines de dirigeants et membres de diverses organisations d’enseignants et la persécution de Mahmoud Salehi, dirigeant des travailleurs des boulangeries de Saqez, ville du Kurdistan iranien. Cette nouvelle vague de répression serait étroitement liée aux efforts du gouvernement pour empêcher les travailleurs iraniens de participer aux activités organisées dans le cadre de la prochaine Journée du 1er mai. La CSI introduit, en ce moment, des plaintes à l’Organisation internationale du travail concernant avec des preuves documentées attestant de violations des droits fondamentaux des travailleurs.

La répression à l’encontre des organisations d’enseignants s’est intensifiée à partir du 7 mars lorsque des manifestations ont eu lieu partout dans le pays contre le refus du Parlement d’adopter un Projet de loi relatif à la parité salariale. Si elle avait été votée, cette loi très attendue aurait contribué à améliorer la situation économique des employés de l’éducation nationale. Le 7 mars, vers minuit, des agents du ministère de la Sécurité et des Renseignements ont lancé un raid sur les domiciles de plus de 20 dirigeants syndicaux, à l’issue duquel plusieurs syndicalistes ont été arrêtés et emmenés vers des lieux secrets. Bien que certains aient été relâchés le lendemain, bon nombre d’entre eux ont de nouveau été arrêtés peu de temps après. Une rencontre de conciliation était prévue le 13 mars mais le ministre de l’Education a manqué d’y assister. A sa place, ce sont des agents du ministère des Renseignements et des Forces armées qui sont arrivés sur les lieux et qui ont menacé et intimidé les représentants des enseignants.

Le 14 mars, environ 300 enseignants ont été arrêtés lors d’une manifestation organisée devant le Parlement en protestation contre les événements du jour précédent. Cinquante des manifestants ont été incarcérés à la prison d’Evin. 14 d’entre eux ont été maintenus derrière les barreaux durant deux semaines, et ce, en dépit de la décision du président de la Haute Cour de justice selon laquelle ils avaient simplement exercé leurs droits légitimes et devaient être immédiatement remis en liberté. Le gouvernement a également décrété que toutes les écoles de Téhéran devraient fermer leurs portes plus tôt à l’approche de la Norouz, jour férié le plus important du calendrier iranien.

Les nouvelles attaques perpétrées à l’encontre des sept dirigeants des travailleurs des boulangeries de Saqez (les « Sept de Saqez ») ont été plus particulièrement ciblées sur la personne de Mahmoud Salehi. Ces activités syndicales lui ont valu d’écouler déjà plus de cinq ans derrière les barreaux depuis le milieu des années 80, suite à ses arrestations successives en 1986, 1995, 1999, 2000 et 2001. Le 1er mai 2004, Salehi et six autres militants ont été arrêtés et accusés de l’organisation d’activités syndicales, notamment l’organisation d’un meeting du 1er mai. Les arrestations sont survenues tout juste deux jours après leur réunion avec une mission de la CISL en visite dans le pays. Lors du procès, le procureur a d’ailleurs à maintes reprises mentionné la rencontre que les sept activistes iraniens avaient eue avec la délégation syndicale. Condamnés à cinq ans de prison et à trois ans d’exil intérieur en 2005, M. Salehi et les autres personnes condamnées ont entamé une procédure d’appel qui leur a donné gain de cause. En 2006, de nouveaux chefs d’accusation ont été introduits contre lui et ses collègues au tribunal révolutionnaire de Saqez. La nouvelle procédure d’appel entamée le 11 mars par Salehi et deux autres des activistes concernés a donné lieu à une véritable farce judiciaire avec le remplacement, en dernière minute, du président du tribunal par le procureur qui avait initialement dirigé la procédure à leur encontre. L’appel n’a pas produit de verdict officiel et le 9 avril, Salehi a de nouveau été écroué par les forces de l’ordre. Il est actuellement détenu dans la ville de Sanandaj, zone fortement militarisée. Une manifestation a été organisée le 16 avril en protestation contre le traitement abusif des autorités iraniennes à l’égard des « Sept de Saqez. » Plusieurs personnes ont été blessées lorsque les forces de l’ordre, armées de matraques et de gaz lacrymogène, ont chargé les manifestants.

« Ces dernières attaques par les autorités iraniennes suscitent notre vive préoccupation », a déclaré le Secrétaire général de la CSI, Guy Ryder. « Tout gouvernement recourant à une campagne basée sur l’abus de justice et la répression violente à l’encontre de travailleurs qui tentent seulement d’obtenir un traitement décent et un salaire vital doit être sévèrement condamné pour trahir les intérêts de leurs propres citoyens.

Lettre au Président de la République d’Iran

Créée le 1er novembre 2006, la CSI représente 168 millions de travailleurs au sein de 304 organisations affiliées nationales dans 153 pays.

En grève depuis 6 mois, elles occupent la caisse!

Mercredi, des grévistes d'Hamilton, en Ontario, ont occupées leur lieu de travail. Ça fait six mois qu'elles sont en grève et elles commencent à en avoir plein leur casque. Le truc c'est qu'elles travaillent pour 'FirstOntario', dans une 'CreditUnion', l'équivalent d'une Caisse populaire. Elles ont donc occupée une banque pendant 3 heures! C'est la police qui les en délogé (en fracassant la vitrine, voir photo). Comme plusieurs de leurs collègues du Québec, les grévistes sont membres du SEPB (COPE en anglais).

Voici ce que LabourStart dit du conflit:

Canada : Soutenez les femmes en grève à First Ontario

70 femmes sont en grève depuis quatre mois à Hamilton, Ontario. Ironie du sort, elles travaillent pour un organisme de crédit fondé par les syndicats pour protéger leurs membres des grandes banques. Les temps ont bien changé et leur direction est maintenant composée d'individus venant du secteur bancaire qui espèrent créer leur petit empire - en supprimant les avantages et menant des négociations salariales sans concession. Les demandes de la direction porte sur le renoncement par les salariés à l'indemnisation en cas de maladie, à des dispositions concernant leurs retraites et à la sécurité de l'emploi. La direction estime ces mesures nécessaires malgré les profits records dont elle se vante. La direction est allée jusqu'à annuler l'Assemblée Générale Annuelle par crainte de la colère des adhérents toujours largement composé de syndicalistes et des appels par certains d'entre eux de la révocation du mandat du directeur général. Le secteur financier est notoirement anti-syndical au Canada et ces femmes montrent un courage exceptionnel. Il faut extrêmement froid en Ontario mais elles maintiennent leur présence toute la journée à l'extérieur du siège social. Elles se sont décidées à gagner. Montrer leur votre soutien. Aidez les à changer l'histoire du secteur financier au Canada.

LabourStart a préparé pour vous une lettre type à envoyer par courriel si vous voulez soutenir ces femmes. Cliquez ici.

Iran - Le bras de fer se poursuit

Le ministre de l'éducation iranien pourrait bien être victime du bras de fer qui l'oppose à un mouvement de grève des enseignants. Selon une dépĉhe de Inter-Press Service, une motion de destitution circule au parlement iranien. 138 parlementaires iraniens sur 190 aurait déjà signé la motion. La motion de destitution fait suite à l'arrestation, lundi dernier, du leader syndical enseignant et à une grève de protestation suivie à environ 80% dans les écoles iranienne.

À lire : EDUCATION-IRAN - Ahmadinejad Flunks on Teachers' Strike (un reportage faisant le point).

vendredi 20 avril 2007

Braderie de biens publics à Rivière-Rouge

COMMUNIQUÉ
Centre de tri de Rivière-Rouge
Coup de théâtre à la Régie intermunicipale de récupération des Hautes-Laurentides (RIRHL)


« Vous aviez juste à vous grouiller quand c’était le temps. » Voilà la position adoptée par Ronald Provost, préfet de la MRC des Laurentides, alors qu’il répondait à une question posée par une représentante des employé-es du centre de tri de Rivière-Rouge, lors de la période de questions réservée au public au conseil d’administration de la RIRHL du 18 avril 2007.

La question portait sur la mise en vente immédiate de la bâtisse et du terrain du centre de tri et sur l’offre que le préfet avait faite devant l’assemblée des maires de remettre le centre de tri pour la somme symbolique de 1 $ au syndicat pour « s’en débarrasser » en novembre 2005.

Sans annoncer quoi que ce soit à l’ordre du jour du conseil d’administration de la RIRHL, à peine quelques minutes après le début de l’assemblée, le conseil d’administration de la RIRHL décidait de mettre en vente les installations et le terrain du centre de tri, évalués à 802 000 $, ainsi que le centre de transbordement de Mont-Laurier, évalué à 235 000 $.

« Il s’agit d’un coup de théâtre des plus antidémocratiques qui vise à tuer dans l’œuf toute tentative de relance du centre de tri. Cela va totalement à l’encontre des intérêts de la région. On devient ainsi à la merci du contrôle de la MRC des Laurentides et nos municipalités ne sont plus maîtres chez elles », a déclaré Jean-Paul Le Bourhis, porte-parole du groupe ONRÉCUP !

« Nous demandons un moratoire sur cette vente afin de disposer du temps nécessaire pour mettre en œuvre le projet de relance du centre de tri. C’est près de trente emplois que nous pouvons récupérer et sauvegarder à long terme. Une mine d’or pour notre région », a précisé la mairesse de Rivière-Rouge, Déborah Bélanger.

Le comité de relance du centre de tri, formé de représentants de municipalités, du comité de citoyens ONRÉCUP ! et du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la RIRHL, présentera un plan de relance très positif à l’assemblée des maires de la MRC Antoine-Labelle, le 25 avril prochain, à 14 h 30.

Pour André Aubertin, vice-président du syndicat : « Ce projet contient des économies substantielles pour les municipalités de la région, en plus d’être innovateur en matière d’environnement et de préserver des emplois de qualité dans la région. »

Source : CSN - 19 avril 2007

Commission scolaire - Des primes indécentes

Le président de la CSQ est furieux. Réjean Parent, n'y va pas par quatre chemins pour dénoncer le versement sous forme de primes, au cours des derniers mois, d'un montant de 669 081 $ à 103 directeurs généraux et directeurs généraux adjoints des commissions scolaires au Québec. "Les généreuses primes qui viennent d'être accordées aux gestionnaires des commissions scolaires sont carrément indécentes," dit-il.

La CSQ demande à Michelle Courchesne, la toute nouvelle ministre de l'éducation, de "sonner la fin de la récréation" et d'annuler carrément les primes. "Il faut être inconscient pour utiliser plus d'un demi-million $ à de telles fins pendant que plusieurs écoles tombent littéralement en ruines," dénonce M. Parent. Le syndicaliste poursuit : "alors que le manque de ressources pédagogiques est criant et que plusieurs enseignantes et enseignants sont à bout de souffle, le gouvernement du Québec autorise les commissions scolaires à siphonner encore plus dans des budgets insuffisants pour distribuer des bonis à des gestionnaires dont les salaires dépassent déjà largement la rémunération de l'ensemble des travailleuses et des travailleurs du secteur public."

M. Parent soutient qu'aucune raison n'est valable pour justifier le versement de telles primes à des gestionnaires qui gagnent entre 90 000 $ à 150 000 $ par année. M. Réjean Parent défie la nouvelle ministre de l'Education de faire la tournée des écoles du Québec pour aller expliquer aux travailleuses et aux travailleurs de l'Education en quoi les directeurs et directeurs généraux adjoints méritent d'être aussi bien récompensés.

Pour la Centrale syndicale, ces primes sont un véritable gaspillage de fonds publics. "Je demande à Mme Courchesne d'avoir le courage d'annuler le versement de telles primes et même d'en exiger le remboursement. Elle enverrait ainsi un message très encourageant aux dizaines de milliers de travailleuses et de travailleurs de l'Education qui ont toutes les raisons du monde d'être insultés par une telle dépense, en même temps qu'elle ferait comprendre aux commissions scolaires que la fin de la récréation vient de sonner", conclut le président de la CSQ, M. Réjean Parent.

Chantier Verreault: Une accusation farfelue

COMMUNIQUÉ - DRUMMONDVILLE, QC, le 19 avril - La CSN réitère son appel à la négociation, seul chemin possible pour relancer les travaux au chantier maritime Verreault.

Dans un communiqué émis cet après-midi [hier, donc], la direction du chantier maritime Verreault insinue que la CSN est en conflit d'intérêt, puisqu'elle représente également les employé-es du chantier maritime de Lévis.

Ces accusations sont complètement loufoques. "La Fédération de la métallurgie de la CSN (FM-CSN) compte pas moins de 220 syndicats autonomes et nombre d'entre eux représentent les travailleuses et les travailleurs d'entreprises concurrentes d'un même secteur. Ces alliances permettent aux syndicats de défendre des orientations communes. Jamais la CSN n'a favorisé un syndicat aux dépens d'un autre. C'est absurde de vouloir nous faire porter ce chapeau", dénonce le président de la fédération, Alain Lampron. Rappelons que les syndicats affiliés à la CSN sont entièrement autonomes au plan de la négociation. Ce sont les membres du syndicat qui décident, en assemblée générale, de leurs priorités de négociation et de la prise ou non de moyens de pression. Ni la confédération, ni la fédération n'interviennent dans ce processus démocratique, si ce n'est qu'offrir des services techniques et apporter leur expertise à leurs membres en négociation.

Par ailleurs, Alain Lampron rappelle qu'hier encore, le syndicat a fait preuve de beaucoup d'ouverture en négociation. C'est la direction du chantier maritime qui a fermé la porte aux suggestions formulées par le conciliateur. "Au lieu de chercher des coupables partout, j'invite la direction du chantier Verreault à prendre ses responsabilités et à accepter, enfin, de négocier une entente avec ses employé-es, au bénéfice de tous, y compris la collectivité", ajoute le président de la FM-CSN.

La Fédération de la métallurgie CSN compte 21 000 membres au Québec

Le pouvoir des médias...

À lire sur Québec Rouge et Noir

Le pouvoir des médias...

La série du Devoir sur le scandale de l'aide sociale aura permis, contre toute attente, de faire bouger des choses. En effet, on apprend ce matin que le ministère clarifie ses directives. Concrètement, l'aide en nature venant de proches ne sera plus coupée. «Une exclusion totale s'applique dans tous les cas où un prestataire reçoit des dons en nature ou en services. [...] Au besoin, cette position sera rappelée aux agents d'Emploi-Québec», écrit-on dans un communiqué du ministère.

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jeudi 19 avril 2007

Chantier maritime Verreault - La direction lève le nez sur des concessions syndicales importantes

COMMUNIQUÉ - RIMOUSKI, QC, le 19 avril - Le syndicat CSN représentant les travailleuses et les travailleurs du chantier maritime Verreault, aux Méchins, a fait de grands pas pour faciliter un dénouement des négociations, en présence d'un conciliateur. Mais la propriétaire du chantier maritime refuse catégoriquement de négocier comme elle se doit de le faire.

Le 18 avril, le syndicat a donné son aval à une suggestion du conciliateur permettant de dénouer l'impasse. Celui-ci demandait au syndicat de garantir qu'aucun moyen de pression ne serait effectué au chantier maritime, jusqu'au premier septembre, voire pour une période plus longue, dans l'éventualité où le chantier obtiendrait le contrat de réfection du Camille-Marcoux. En retour, pendant cette trève, les négociations se poursuivraient sur la base des irritants de l'ancienne convention collective, tels qu'ils ont été identifiés par le syndicat, au lieu du projet de nouvelle convention collective qu'il mettait jusqu'alors en avant.

Ceci constitue un assouplissement sans équivoque de la position syndicale. Rappelons que le syndicat a toujours lié l'établissement d'une trève à des progrès significatifs au plan de la négociation sur la base du projet de convention collective adopté par ses membres. Or, jeudi, au grand regret du syndicat et du conciliateur, la direction du chantier a rejeté du revers de la main ces importantes avancées. Si la direction avait accepté la démarche proposée par le conciliateur, le chantier aurait pu progressivement reprendre ses activités normales, au bénéfice de toute l'économie de la région.

Objectif : affamer les salarié-es

Il semble plus clair que jamais que la véritable intention de la direction du chantier est d'acculer les salarié-es au pied du mur afin de les forcer à accepter l'inacceptable. Le porte-parole patronal à la table de négociation a même laissé savoir qu'il comptait sur la fin prochaine des prestations d'assurance-emploi que reçoivent les employé-es sans travail pour augmenter la pression sur ceux-ci. Rappelons qu'ils ont fait le choix d'adhérer à un syndicat démocratique comme la CSN afin d'améliorer leurs conditions de travail et de se faire respecter. Ouvert aux compromis, le syndicat ne demande que de vraies négociations, ce que refuse encore et toujours la direction, qui souhaite imposer son diktat à la centaine de salarié-es du chantier maritime des Méchins. C'est méconnaître la CSN que de penser qu'elle ne mettra pas tout en oeuvre pour soutenir ses membres en négociation.

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des Industries Verreault (CSN) est affilié au Conseil central du Bas-Saint-Laurent, qui compte près de 9 000 membres, de même qu'à la Fédération de la métallurgie-CSN, et ce, depuis mai 2006.

Libérez Mahmoud Salehi !

Un autre syndicaliste arrêté en Iran

Labour Start nous apprenait ce matin que Mahmoud Salehi a été arrêté et condamné à un an de prison ferme par l'État iranien et à une sentence suspendue de 3 ans. Les forces de sécurité l'aurait attiré aux bureaux du procureur local pour discuter des détails de l'organisation de la marche du premier mai. C'était un piège! Il a immédiatement été arrêté et incarcéré pour sa participation dans l'organisation du premier mai de 2004.

Mahmoud Salehi est l'ancien président du syndicat des boulangers de la ville de Saghez dans le Kurdistan iranien. À ce titre, il avait participé à l'organisation d'une marche locale du premier mai en 2004. À l'époque les forces de sécurité avaient interdit la marche, occupé le point de rendez-vous et arrêté tout le monde qui voulait manifester. Un procès retentissant avait été ensuite mené contre 5 syndicalistes, dont M. Salehi.

En cliquant sur ce lien vous pourrez envoyer un message de protestation aux autorités.

Deuxième journée de grève à l'Université Concordia

En ce beau 19 avril, le personnel de soutien de l'Université Concordia, à Montréal, se retrouve ce matin pour la deuxième fois de la session sur les lignes de piquetage (qui seront levées à midi). Les 454 syndiqué-es veulent protester contre une administration qui continue à tirer de la patte dans des négociations qui durent depuis... plus de quatre ans!

Selon le syndicat, malgré des compromis majeurs de leur part, l'administration de Concordia refuse toujours de modifier ses positions rigides. "Brièvement, il a semblé que l'administration allait négocier de façon sérieuse après notre première journée de grève, le 15 mars, a dit le président du syndicat, André Legault. Malheureusement, ils ont plutôt choisi de rester campés sur leurs positions. Nos deux dernières journées de négociation ont été une perte de temps totale."

"Le niveau de frustration parmi nos membres est très élevé. Nous essayons de traverser cette épreuve et nous avons retiré quelques revendications. Pourtant, l'université n'apparaît aucunement intéressée par un règlement de nos négociations", a ajouté le porte-parole syndical.

Les 454 travailleuses et travailleurs de soutien n'ont pas eu d'augmentation de salaire depuis 2002. Au mois de février, les membres du syndicat ont voté, à 87 %, en faveur de trois jours de grève. Le personnel de soutien de Concordia est affilié à la CSN.

Photo: CSN

Le scandale de l’aide sociale

À lire sur Québec Rouge et Noir:

Depuis deux jours Le Devoir* lève le voile sur une partie du scandale de l’aide sociale. Des gens qui reçoivent un coup de main régulier de proches ou d’amis se font couper leurs chèques, même si c’est en nature. L’État tolère la charité institutionnalisée mais pas la solidarité bêtement humaine, celle des amis ou de la famille. «Impossible d'avoir une solidarité sociale dans la dignité» en a conclu le Front commun des personnes assistées sociales.

J’irais plus loin et je dirais qu’il n’y a pas de dignité possible à l’aide sociale. Le scandale que dénonce Le Devoir n’est que la pointe de l’iceberg. Il y a aussi les mères mono-parentales qui se font couper la pension alimentaire. Ceux qui partagent un logement avec de la parenté qu’on coupe. Et combien d’autres situations?

Mais il y a plus. Lire la suite

mercredi 18 avril 2007

Laval: situation encore préoccupante dans le Transport en commun

Ce matin, à la suite d'un nouvel incident mettant en cause un autobus dont les boulons d'une des roues avant n'étaient pas adéquatement serrés, le Syndicat des chauffeurs de la STL a demandé à la Société de transport de Laval de procéder à la vérification de tous les autobus.

Cependant, les autobus continuent à desservir le public.

Pour le président du syndicat, Richard Ouimet, «la situation est extrêmement préoccupante». La vérification qui a eu cours ce matin a permis de trouver au moins une autre anomalie et de rétablir la situation avant que l'autobus ne reprenne la route.

Le syndicat des chauffeurs invite la Société de transport de Laval à prendre les mesures de sécurité pour s'assurer de la fiabilité des véhicules qui sont en circulation.

One Big Union !

Les Métallos s'engagent dans un processus de fusion avec un nouveau syndicat britannique pour former le premier syndicat transatlantique. Un groupe exploratoire sur une fusion qui créerait un syndicat transatlantique regroupant 3,4 millions de membres a été annoncé en grande pompe à Ottawa aujourd'hui dans le cadre du congrès national d'orientation des Métallos.

Au cours de la phase exploratoire, qui devrait durer un an selon le communiqué syndical, les syndicats feront campagne ensemble et adopteront des approches communes à l'égard du processus de négociation collective avec des entreprises multinationales.

Cet accord fait suite à une alliance stratégique conclue il y a deux ans entre Amicus et les Métallos. De leur côté, Amicus et la Transportation & General Workers Union (T&GWU) deviendront, après le 1er mai 2007, un syndicat unifié comptant deux millions de membres. Le nouveau syndicat, établi à Londres, s'appellera "Unite".

Le nouveau syndicat ainsi créé représenterait plus de 3,4 millions de membres aux Etats-Unis, au Canada, au Royaume-Uni et en Irlande. Il deviendrait le plus grand syndicat au monde et attirerait probablement, selon les Métallos, d'autres syndicats désireux de le joindre.

Pourquoi?

"L'une des principales raisons motivant la fusion entre Amicus et la T&GWU était notre volonté de créer un syndicat international capable de négocier d'égal à égal avec les multinationales", a expliqué Derek Simpson, secrétaire général d'Amicus. "Dans le monde entier, les multinationales abaissent les salaires et les conditions des travailleurs en forçant la main-d'oeuvre de différents pays à se faire concurrence. Les seuls qui profitent de la mondialisation sont ceux qui exploitent les travailleurs; pour ces derniers, la seule façon de lutter contre cette tendance est de s'unir.J'espère que l'annonce d'aujourd'hui marque le début de la création d'un super-syndicat international," a-t-il précisé.

Pour Leo W. Gerard, président international des Métallos, "le temps du syndicalisme mondial est arrivé. Nous avons besoin de stratégies d'organisation transfrontalières afin de protéger les travailleurs contre la mobilité des capitaux, qui ne connaît aucune limite. Les travailleurs veulent que leurs syndicats élaborent des contrats de travail qui tiennent compte des employeurs multinationaux. Nous devons relever le défi et défendre les droits de la personne pour tous les travailleurs."

Source: Les Métallos

Lire le communiqué.

Iran: le leader du syndicat des enseignants arrêté

Le leader du syndicat des enseignants, Ali Akbar Baghani, a été arrêté lundi matin, a rapporté mardi le quotidien réformateur Etemad Melli, alors que les enseignants protestent contre leurs conditions de travail.”Trois agents en civil se sont présentés lundi à l’établissement où M. Baghani enseigne et l’un des agents est allé l’arrêter dans sa classe“, rapporte le journal. L’adjoint du chef de la police de Téhéran, Hossein Sadjedi-Nia a précisé que ses services n’étaient pas impliqués dans cette arrestation.

“En plus de M. Baghani, six autres membres de la direction du syndicat sont actuellement emprisonnés“, ajoute le quotidien.

Seyed Mahmoud Bagheri, Ali Akbar Montajabi et Mohammad Taghi Falahi ont été arrêtés le 11 avril et Mohammad Reza Rezaïe-Garkani, Ali Reza Akbari et Hamid-Pour Vossough le 14 avril.

Selon le journal entre 30 à 40% des enseignants ont refusé de se rendre en classe les 14 et 15 avril, dans le cadre d’un mouvement de protestation engagé depuis plusieurs mois pour dénoncer leurs conditions de travail et réclamer une augmentation des salaires.

En mars dernier, les enseignants ont manifesté à plusieurs reprises devant le Parlement.

Les enseignants iraniens gagnent l’équivalent de 200 à 300 dollars par mois, ce qui est largement insuffisant pour vivre, notamment dans la capitale. Nombre d’entre eux ont un deuxième travail dans le secteur privé pour arrondir leurs fins de mois.

En 2004, ils avaient fait grève et organisé plusieurs manifestations pour demander une hausse des salaires.

Source: Iran Manif, 18 avril 2007

Via Solidarité ouvrière

mardi 17 avril 2007

Les syndicats appuient le projet de réforme de l'assurance-emploi mis de l'avant par l'opposition

COMMUNIQUÉ
Projet de loi C-269 : une avancée significative pour les chômeurs
La balle est dans le camp des conservateurs


Les grandes centrales syndicales du Québec, FTQ, CSN et CSQ, de même que le Congrès du travail du Canada (CTC) joignent leur voix à celle des groupes de chômeurs, le Conseil national des chômeurs et chômeuses(CNC), pour saluer la réforme majeure du programme d’assurance-emploi mise de l’avant par les trois partis d’opposition à la Chambre des communes.

Redonner la dignité aux chômeurs

« Nous invitons instamment les conservateurs à saisir la balle au bond et à recommander l’adoption du projet de loi C-269 en troisième lecture pour redonner aux chômeurs leur dignité et surtout l’espoir de sortir de la pauvreté dans laquelle des circonstances indépendantes de leur volonté les a plongés », a demandé d’entrée de jeu la présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Claudette Carbonneau, en marge de l’ouverture à Ottawa de la nouvelle session à la Chambre des communes.

Un consensus historique

Les dirigeants syndicaux, de concert avec le porte-parole du Conseil national des chômeurs, ont profité de la présence des trois chefs des partis d’opposition pour souligner leur consensus historique sur des réformes essentielles à apporter pour rétablir les droits de milliers de chômeurs à des prestations équitables.

Une partie de la solution

« Les travailleurs qui perdent leur emploi ont le droit de pouvoir compter sur une marge de manœuvre décente le temps de se trouver un nouvel emploi ou de bénéficier de programmes d’aide au replacement ou de mise à la retraite », a fait valoir pour sa part le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Henri Massé.

« Cette réforme doit retenir toute notre attention, au moment même où des dizaines de milliers de travailleurs perdent leur emploi dans le secteur manufacturier, une saignée dont on ne voit pas encore la fin au moment où on se parle. Dans ce contexte difficile, le gouvernement a plus que l’obligation morale d’améliorer le système pour donner un coup de main. Pour nous il s’agit d’une petite partie de la solution aux problèmes qui touchent nos membres, mais une partie essentielle tout de même », a ajouté le président de la FTQ.

Rappelons que le projet de loi C-269, initialement présenté par le Bloc québécois, a été remanié en comité parlementaire avec l’assistance du NPD et du Parti libéral afin de pouvoir présenter à la Chambre des communes une formule de compromis qui aurait l’assentiment de la majorité des parlementaires.

Un certain répit pour les chômeurs

« Cette formule de compromis, preuve éloquente de la capacité des partis d’opposition à travailler ensemble dans l’intérêt des travailleurs, touche à des points sensibles tels la diminution de 70 heures des critères d’admissibilité, l’élimination du délai de carence, l’ajout de cinq semaines de prestation et la couverture augmentée de 55 % à 60 % du salaire assurable, calculée sur les 12 meilleures semaines. Les travailleurs qui perdent leur emploi, mais également les travailleurs saisonniers devraient y trouver un certain répit », a indiqué le président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Réjean Parent.

Sortir de la pauvreté

Même s’il reconnaît que les changements proposés ne rejoignent pas complètement les demandes traditionnelles des centrales syndicales et des groupes de chômeurs, le porte-parole du Conseil national des chômeurs (CNC), Pierre Céré, y voit un effort significatif dans la bonne direction, particulièrement en ce qui a trait à la situation économique des chômeurs.

« Faut-il rappeler que moins de 50 % des chômeurs ont présentement droit à des prestations d’assurance-emploi. C’est là une des raisons majeures pour laquelle des milliers de Canadiens se trouvent dans une situation de pauvreté à chaque année. On ne peut se permettre, comme société avancée, que tant de personnes passent à travers les mailles du filet et deviennent les laissés-pour- compte d’un système conçu à l’origine pour leur venir en aide », a insisté Pierre Céré.

Un enjeu de campagne électorale?

Les dirigeants syndicaux et le porte-parole du CNC s’entendent pour dire que cette réforme, si elle devait ne pas être adoptée, deviendrait un enjeu majeur de la prochaine période électorale. « Et nous comptons prendre tous les moyens à notre disposition pour que cet enjeu ait le maximum de visibilité d’ici là», ont-ils conclu.